Bertrand Westphal, L'Infini culturel
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L’infini culturel est autour de nous, mais, comme l’horizon, il tend à fuir sous nos yeux. Il est sur les murs investis par le street art ; ou dans les toiles d’araignée auxquelles Tomás Saraceno a rendu hommage ; ou dans les timbres-poste qui, comme savaient Walter Benjamin et Italo Calvino, sont des fenêtres ouvertes sur le monde.
Quelle que soient ses manifestations, l’infini nous engage à considérer l’extraordinaire diversité de la planète.
Face à lui, que faire, en littérature ?
Rester humble, par exemple, et formuler des hypothèses adéquates. Tenter de déjouer les asymétries qui empêchent les uns et les autres de s’exprimer partout dans de bonnes conditions. Revoir les fondements de la world literature et se mettre en résonance avec une culture authentiquement planétaire.
