Sodium vs lithium, le casse-tête énergétique de la voiture propre
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La voiture électrique, en vedette au Mondial de l’automobile à Paris, entame doucement sa percée. Bien qu’encore confidentielles, ses ventes se développent et le parc s’étoffe. L’université américaine UC Davis, implantée en Californie, État où circulent aujourd’hui le tiers des quelque 200.000 voitures électriques aux États-Unis, estime que leur nombre devrait être multiplié par cinq dans le monde en quatre ans. On passerait ainsi d’un peu plus de 500.000 unités en 2014 à 2,7 millions en 2018. Rien qu’en Europe, on évalue le parc électrique à un peu plus de 250.000 véhicules. La montée en puissance, bien que lente, est perceptible en France même si, en part de marché, seulement 1,1% des voitures vendues sont à propulsion électrique, note l’association pour la mobilité électrique Avere.
L’anticipation de Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan, qui prévoyait en 2009 que les ventes de voitures électriques représenteraient 10% du total du marché à l’horizon 2020, se révélera probablement un peu optimiste. Malgré tout, les volumes sont dorénavant suffisamment significatifs pour qu’une question essentielle, dont dépend l’avenir de l’électrique, se pose: les batteries seront-elles disponibles, en nombre et en performances?
Lithium, le nouvel eldorado?
Les spécialistes du CNRS estiment que le marché mondial des batteries devrait doubler d’ici à 2020, porté notamment par ... Lire la suite
