Le groupe Flauraud doit « sauvegarder sa compétitivité » à Clermont-Ferrand
Flauraud, l’ancien groupe familial d’Aurillac spécialisé dans la distribution de pièces détachées automobiles, est installé à Clermont-Ferrand depuis 2012.
Devenue une filiale du groupe Emil Frey France depuis 2016, leader de ce marché en Europe, « l’entreprise fait face à des difficultés financières depuis de nombreuses années » explique Olivier Guillaume, son directeur général.
Pour lui, l’enjeu est aujourd’hui « de sauvegarder sa compétitivité dans un environnement qui a beaucoup évolué ».
Les clients du groupe Flauraud sont uniquement des professionnels du secteur (garagistes, distributeurs de pièces détachées, etc.) Photo Remi Dugne
En janvier, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été présenté.
« Il impliquait la suppression de 112 postes », sur les 470 que compte l’entreprise en France, dont une cinquantaine de suppressions à Clermont-Ferrand.
« Nous souhaitions apporter des solutions personnalisées pour chacun des collaborateurs concernés ».
Et, le directeur général d’insister sur la création de 45 nouveaux postes.
« Nous avions par ailleurs identifié 400 postes dans le groupe permettant de reclasser les collaborateurs qui le souhaitent, en prévoyant des mesures sociales d’accompagnement adaptées ».
Retrait du PSEEstimant que ce PSE entraînerait « la suppression de 25 % des effectifs et six fermetures de magasins, dont celui de Clermont », une intersyndicale CGT/CFDT/CFE-CGC a mobilisé les salariés en avril dernier.
Aucun accord n’a pu être conclu. Le PSE a pourtant été abandonné.
« Non pas parce que le motif économique était non établi, précise Olivier Guillaume. Mais simplement parce que nous ne souhaitions pas poursuivre la procédure par le biais d’un document unilatéral ».
Un nouveau plan de réorganisationEt puis la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) « demandé des documents financiers relatifs au groupe international pour apprécier notre plan. Nous avons transmis l’intégralité des documents qui étaient à notre disposition, mais certains ne sont pas disponibles. Nous avons souhaité ne pas poursuivre le dépôt du PSE ».
Pour autant, « les difficultés économiques de l’entreprise persistent. Nous devons nous restructurer pour pérenniser l’activité. Nous travaillons sur un plan de moindre envergure de réorganisation de l’entreprise que nous présenterons dans le courant de l’été aux partenaires sociaux. Il ne s’agira pas d’un PSE ».
Cécile Bergougnoux
