De nouveaux horodateurs et de nouveaux parkings payants début 2022 à Montluçon (Allier)
La question du stationnement a fait partie des quelques sujets qui ont une nouvelle fois animé les discussions, mardi 29 juin, lors du conseil municipal de Montluçon (Allier). Les échanges sont montés en régime lentement mais sûrement, avec toujours le même débat sur les bénéfices ou non du stationnement payant en centre-ville.
La mise en conformité des horodateursLes élus ont notamment dû se prononcer sur le renouvellement des 54 horodateurs existants, ainsi que sur l'acquisition de 10 nouveaux appareils. Le tout pour une enveloppe de 484.110 euros TTC.
Pas une paille, mais Pierre Laroche, l’adjoint en charge du dossier, a pu vite dissiper les inquiétudes de ses collègues. Ce changement, la ville ne peut pas y couper. Il interviendra le 1er janvier 2022.
Car à compter du 1er janvier 2022, notre parc ne répondra plus aux exigences réglementaires concernant les appareils de lecture des cartes bancaires.Pierre Laroche (adjoint au maire de Montluçon)
Des nouveaux parkings payantsEn revanche, ce qui est moins bien passé pour une partie des oppositions, c’est le choix de la majorité d’étendre les zones payantes autour du centre-ville, « afin de développer le stationnement payant dit de “longue durée” et l’achat d’abonnements mensuels », précise la délibération. La majorité défend cette décision comme étant « un outil d’optimisation des déplacements urbains ».
Les parkings concernés sont les suivants :
Le parking rue du Châtelet (50 places) Le parking Robert-Lebourg situé rue Pourrat (22 places) Le parking situé rue Madame-de-Staël (19 places) Le parking impasse Racine (100 places) Deux parkings situés rue des Forges (de 35 et 36 places) La rue Jules-Ferry.Les deux heures gratuites pas « convaincantes »Pour Philippe Denizot, « ce n’est pas comme cela qu’on va rendre notre centre-ville plus attractif alors que les magasins de la zone Saint-Jacques, par exemple, ont un parking gratuit ».
« Je ne crois pas que les commerçants veulent tellement du parking gratuit, a répondu le maire Frédéric Laporte. Ce n’est pas ce qu’ils me disent. On est même en train de se demander si nous allons maintenir les deux heures gratuites car, pour le moment, c’est tout sauf convaincant. »
Schémas des années 80 ?Joseph Roudillon a, lui, cité l’exemple de Nevers qui a mis fin au stationnement payant « avec succès ». Et d’inviter le maire à sortir « des schémas des années 80 ».
Une option à laquelle Frédéric Laporte se refuse. « Si on veut vraiment se poser les questions de 2021 ou de l’avenir, dans ce cas, la question qu’il faut se poser c’est celle de rendre le centre-ville aux piétons et aux cyclistes », a-t-il lâché.
Michaël Nicolas
