Le « Projet éco-choupeyrien », un futur lieu d'échanges autour d'un four à pain, à Beurières (Puy-de-Dôme)
Un nouveau lieu, convivial et écologique, va bientôt voir le jour à Choupeyre, un lieu-dit du village de Beurières. Les 55.492 € nécessaires à sa construction seront pris en charge par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme, puisque cette idée a été l’une des lauréates de l’appel à projets du Budget écologique citoyen (BEC).
Ce « Projet éco-choupeyrien » a été initié par « une bande de voisins qui s’entendent bien », livre Charlotte, l’une des six co-gérants de l’association « Choup’populaire », qui en découle.
« Nous avions déjà mis en place des choses en commun, on partage du matériel, des poules, on a l’habitude de fonctionner ensemble et on est tous engagés écologiquement », ajoute-t-elle.
Four à painQuand ils ont eu connaissance du BEC, ils ont pensé à un projet qui leur « tenait à cœur : construire un four à pain, avec l’objectif de dimanches au four, conviviaux. On cuit ce qu’on apporte et on mange ensemble. »
À partir de là, et étant donné le montant de l’enveloppe auquel ils pouvaient prétendre, ces habitants ont identifié un terrain « achetable » et ils ont enrichi leur idée de départ.
« Nous avons pensé créer un lieu de rassemblement pour les gens du village. Il y a déjà une association qui fait beaucoup de choses, Beurières Horizon, elle est ravie et on a le soutien de notre maire. »
Yourte, baignade naturelle...Le projet complet comprend donc un abri, sorte de préau près du four à pain, ainsi qu’une yourte, pour protéger du froid l’hiver ou même lors des fraîches soirées d’été. La zone humide, qui se trouve en contrebas du terrain, sera préservée et mise en valeur à travers un aménagement pédagogique. En haut du terrain, sera construite une zone d’eau, à mi-chemin entre la mare pédagogique et la zone de baignade naturelle (si les autorisations le permettent). Un verger, un jardin vivrier ou encore des haies doivent aussi être plantés.
« Mélanger les générations »« L’idée, c’est de pouvoir échanger, mélanger les générations, savoir comment c’était avant, faire des soirées jeux, des veillées », illustre Charlotte.
Le tout sera construit soit par des artisans locaux, soit par les habitants volontaires, dans le cadre de chantiers collectifs.
Cet esprit de village semble déjà en marche, puisque le projet a été plébiscité par les votes. « Nous avons fait du porte-à-porte, cela nous a permis de nous faire connaître, de récolter des signatures, et la plupart des gens nous ont soutenus. »
Alice Chevrier
