OM : Balerdi, Greenwood, Højbjerg, Kondogbia, Rulli sur le départ : Marseille prépare une révolution !
L'Olympique de Marseille n'attend pas le coup de sifflet final pour réfléchir à demain.
Alors que le club phocéen occupe la quatrième place de Ligue 1 et court encore après une qualification européenne, les dirigeants olympiens dessinent déjà les contours d'un effectif profondément remanié pour 2026-2027. Ce mercato estival pourrait bien être le plus décisif de l'ère Longoria — non pas pour ce que l'OM va acheter, mais pour ce qu'il va accepter de perdre.
Rulli et Højbjerg, les fins de règne annoncées
La dynamique est claire : plusieurs cadres sont considérés comme en bout de cycle, quelles que soient les clauses contractuelles. Geronimo Rulli, lié jusqu'en juin 2027, a payé le prix fort d'une saison éprouvante. Ses prestations en 2026 ont cristallisé des doutes qui couvaient depuis plusieurs mois, et une séparation à l'amiable semble désormais la piste privilégiée par les deux camps. À 33 ans, le gardien argentin entre dans la dernière ligne droite de sa carrière à haut niveau — autant que ce soit ailleurs.
Pierre-Emile Højbjerg, lui, représente un profil plus bankable. Le milieu danois, sous contrat jusqu'en juin 2028, suscite des intérêts en Serie A, avec la Juventus Turin identifiée comme piste sérieuse. Pour l'OM, sa cession constituerait un double bénéfice : une rentrée d'argent non négligeable et un allègement d'une masse salariale sous tension permanente. Rarement un départ subi n'aura autant les allures d'une décision stratégique assumée.
Le cas Balerdi : la popularité ne fait pas tout
Leonardo Balerdi illustre une vérité souvent ignorée dans le football moderne : on peut être capitaine et devenir transferable en l'espace d'une seule saison chahutée. Malgré un contrat courant jusqu'en juin 2028, le défenseur central argentin est jugé en fin de cycle en interne. Sa cote de popularité dans les tribunes du Vélodrome a chuté, et si une offre cohérente arrive cet été, l'OM ne devrait pas s'y opposer.
Geoffrey Kondogbia représente, lui, le dossier épineux par excellence : l'OM aimerait s'en séparer, mais son salaire élevé conjugué à un marché peu demandeur rend l'opération quasi impossible. Un boulet contractuel que le club devra sans doute encore porter.
Greenwood, l'équation impossible
Le vrai feuilleton de cet été portera le nom de Mason Greenwood. À 24 ans, l'attaquant anglais est la carte maîtresse — et la plus risquée — du board marseillais. L'OM détient 60% de ses droits de mutation (65% en cas de Ligue des Champions) et n'a aucune intention de brader celui qui représente sa plus grande valeur marchande estimée.
Mais l'équation reste complexe : quelle écurie fortunée acceptera de franchir le pas sur un investissement à neuf chiffres pour un joueur dont l'image reste entachée par l'affaire de violences conjugales de 2022 ? La controverse n'a pas disparu des radars des directions sportives européennes. L'OM joue donc sur deux tableaux contradictoires — maximiser le prix de vente tout en sachant que le vivier d'acheteurs potentiels est structurellement limité.
Ce mercato marseillais ne ressemblera à aucun autre : il s'agira moins de recruter que de trancher, de savoir quels sacrifices accepter pour construire un projet durable. L'été s'annonce décisif sur la Canebière.
