« Vous êtes mon employé » : vif échange entre Emmanuel Macron et un groupe de gilets jaunes
Mardi 14 juillet au soir, alors qu’il se promenait au jardin des Tuileries avec son épouse, Emmanuel Macron a été apostrophé par des gilets jaunes. L’un d'eux a réclamé au président de « virer la Brav » : la Brigade de répression de la violence motorisée est une unité de police composée à la fois de policiers des compagnies d’intervention, spécialisée dans le maintien de l’ordre, et de motards chargés de les déplacer rapidement d’un point à un autre. Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent un petit groupe entourer le locataire de l’Élysée.
Les gilets jaune suivent le couple Macron.
— Paul Larrouturou (@PaulLarrouturou) July 14, 2020
Ils demandent principalement la dissolution des BRAV-M, les brigades à moto du préfet Lallement.
Long échange.
Et Macron lâche ntmt:«Rien ne justifie que ça monte dans les tours comme ça monte dans les tours.»https://t.co/B9tMb8ZkpL
Tous ensemble, les gilets jaunes scandent : « Macron démission. Tu vas virer. » Le petit groupe suit alors le couple présidentiel. Emmanuel Macron tente d’appeler au calme et décide d’aller à leur rencontre. Il est alors interpellé par un manifestant qui en profite pour filmer la scène : « Pourquoi vous avez remis la BRAV ? C’est des violents. » Le président répond : « Ce n’est pas le président de la République qui fait ça. On est un jour férié, je me balade avec mon épouse et vous m’interpellez. Soyez cool. » Le président parvient, tant bien que mal, à détendre l’atmosphère. L’homme qui filme poursuit de plus belle : « Vous êtes mon employé », avant d’ajouter : « On a respiré du gaz à mort il y a une heure ». Un peu plus tôt dans la journée, le rassemblement parisien pour l’hôpital avait en effet été marqué par des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.
« Vous n’êtes pas des modèles de respect non plus. Il y en a chez vous qui sont violents. Les gens, ils en ont marre des samedis », rétorque le président. « Mais vous savez qu’il y a des problèmes, le pouvoir d’achat, la justice fiscale », explique alors le gilet jaune. Emmanuel Macron, se voulant conciliant dit « entendre le sentiment d’injustice ». L’échange se termine dans le sourire, le manifestant va même jusqu’à le remercier et s’exclame : « J’arrive même pas à le maudire. »
