La pire option pour la gauche n'était pas Sarkozy mais Fillon
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Nicolas Sarkozy faisait figure d'épouvantail idéal pour la gauche, comme en a témoigné l'élection en 2012, en grande partie sur fond d'antisarkozysme, de François Hollande. Ce dernier espérait en 2017 un match retour avec son rival, imaginant qu'il pouvait plus facilement le battre qu'Alain Juppé. Mais ce duel n'aura jamais lieu car personne, chez les Français, ne souhaitait le revoir, surtout pas les électeurs de gauche –qui ont représenté, selon une étude Harris Interactive, près d'un quart de l'électorat du maire de Bordeaux lors du premier tour de la primaire.
Si François Hollande se réjouit néanmoins en privé d'avoir en face de lui un candidat de droite jugé «thatchérien» et intransigeant sur les questions sociétales comme la PMA, les électeurs de gauche, eux, ne devraient pas avoir le cœur à la fête ou se féliciter trop tôt d'être débarrassés de Nicolas Sarkozy, à l'image de la une des Inrockuptibles, consacrée à l'ancien président de la République plutôt qu'aux qualifiés du second tour.
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— Mathieu Dejean (@Mathieu2jean) 22 novembre 2016
Austère conservateur
Les électeurs de gauche haïssaient Nicolas Sarkozy en partie pour son côté bling-bling, voyant en lui un hyper-président qui commentait l'actualité chaque jour sur les plateaux de télévision. En clair, c'était autant pour son apparence que pour son action politique qu'ils espéraient ne pas ... Lire la suite
