L'homme qui a créé son propre pays n'a plus le droit d'y mettre les pieds
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Le Liberland se présente comme le «pays le plus libre du monde», même s'il n'en est pas véritablement un. Cette micro-nation plantée sur le Danube, à la frontière entre la Croatie et la Serbie, se veut une utopie libertarienne, débarrassée du contrôle de l'État sur les armes à feu, l'impôt, et même des lois en général.
Né officiellement en 2015 sous l'impulsion de l'entrepreneur tchèque Vit Jedlicka, le pays est situé sur une terra nullius («une terre sans maître»), une langue de terre jamais revendiquée ni par la Croatie, ni par la Serbie, et fruit d'un imbroglio juridique et diplomatique depuis la dislocation de la Yougoslavie, dans les années 1990. L'idée, à terme, serait de transformer ce bout de terre en un «Hong-Kong des Balkans».
«No man's Land»
Mais, plus d'un an après, la situation a évolué et ne joue plus vraiment en faveur du président autoproclamé, Vit Jedlicka. Alors que la micro-nation attend patiemment une reconnaissance diplomatique, les artisans du projet se heurtent à la réticence croate de voir un tel État prendre forme à sa frontière.
Pour l'heure, le Liberland reste un no man's land. Nul n'est autorisé à y mettre les pieds, pas même Vit Jedlicka. La police croate, déployée tout autour du territoire en question, s'est vue donner l'ordre d'arrêter quiconque tenterait de s'en approcher, explique le BBC Magazine. En mai 2015, le président du Liberland, lui-même, a été arrêté a ... Lire la suite
