Les Iraniens votent ce vendredi 26 février dans le cadre d’élections considérées comme un référendum de popularité crucial, bien que pas tout à fait équitable, du président
Hassan Rohani, signataire d’
un accord historique sur le programme nucléaire du pays en 2015. Le scrutin porte sur 290 sièges au
Majlis, le parlement iranien, actuellement dominé par les opposants conservateurs de Rohani. Le président aimerait que ses alliés siègent en plus grand nombre au Parlement, ce qui lui permettrait de mettre en œuvre davantage de mesures de son programme économique réformateur avant les élections présidentielles de 2017. Mais il lui faudra compter avec quelques obstacles. Pour commencer, c’est le Conseil des gardiens de la Constitution, formé d’alliés du guide suprême, l’ayatollah
Ali Khamenei, qui décide qui a le droit de se présenter. Si plus de 12.000 candidats en ont manifesté la volonté,
60% d’entre eux, des réformateurs pour la plupart, ont été retoqués par le Conseil. Plutôt que des partis formels, les Iraniens
votent en règle générale pour des listes de candidats aux opinions compatibles, dirigées par des hommes politiques populaires. Après le filtrage du Conseil, les électeurs de nombreuses régions iraniennes n’auront le choix qu’entre des candidats conservateurs. Au total,
6.200 candidats se présentent. Marge de manœuvre Les Iraniens
votent aussi pour élire des membres de ...
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