Les médias spécialisés ont calculé: si rien ne change, vous allez battre un record de durée au ministère de la Santé. «Il faut remonter à Simone Veil (1974-1978) pour trouver pareille longévité à ce portefeuille exposé»,
observait ainsi le Quotidien du médecin à l’occasion du dernier remaniement qui ne vous amputa que des «Droits des femmes». La publication rappelait alors le parcours de la «fille d’Alain Touraine», ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de sciences économiques et sociales, diplômée de l’Institut d’études politique de Paris, souvent classée «gauche caviar», ayant fait ses classes politiques au secrétariat général de la Défense nationale et auprès de Michel Rocard à Matignon. Sans oublier, il y a vingt ans, «
un livre de quatre cents pages sur la géopolitique au XXIe siècle». Le temps passe et les portraits que la presse médicale dresse de vous évoluent. Ce qui a longtemps été perçu comme de la morgue est désormais, parfois, qualifié d’assurance. Vos innombrables adversaires médicaux en viennent à vous qualifier d’inoxydable. Et le «vaillant petit soldat» jadis décrit par vos proches camarades socialistes a pris, au fil des batailles, du galon politique. Restera, dans un an, à faire le bilan de votre long passage dans les froids bâtiments soviétiques de l’avenue de Ségur, siège du ministère de la Santé. Que restera-t-il des innombrables ...
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