Enquête sur la révélation d'une présence française en Libye
Cette procédure prévue par le Code pénal vise les sources du quotidien, précise Le Point, qui a révélé l'information. La France procède en ce moment en Libye "à des frappes ponctuelles très ciblées, préparées par des actions discrètes, voire secrètes", écrit aujourd'hui Le Monde, qui fait également état de la présence du service Action de la DGSE.
"Face à la menace de l'organisation État islamique (EI), la ligne fixée par le président François Hollande repose, pour l'heure, sur des actions militaires non officielles", ajoute le quotidien, dont les informations n'ont pas été démenties par l'entourage de Jean-Yves Le Drian. Le Monde précise que la présence des forces spéciales a été repérée dans l'est de la Libye "depuis mi-février par des blogueurs spécialisés".
Les forces spéciales engagent la France "car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l'uniforme", ajoute Le Monde. La France a toujours conditionné une éventuelle intervention militaire en Libye à une demande faite par un gouvernement d'union nationale et à la constitution d'une coalition. Un projet de gouvernement d'union nationale n'a toujours pas abouti en Libye.
"Il n'est absolument pas question que nous intervenions militairement en Libye", avait dit début février le ministre des Affaires étrangères de la France à l'époque, Laurent Fabius.
Au-delà de la décision politique, le chef d'état-major avait prévenu fin janvier que l'armée française ne pouvait pas, en l'état, intervenir sur un nouveau théâtre.
