Le nombre d’agglomérations qui concentrent plus de 10 millions d’habitants a triplé dans le monde depuis les années 1990. Conséquence directe, les réseaux de transport urbains sont devenus de plus en plus denses et complexes, et les plans réalisés à destination des usagers... difficilement décryptables pour le cerveau humain.
C’est en tout cas
ce qu’affirment trois chercheurs dans un article publié dans la revue Science Advances,
repéré par le site Pacific Standard. Pour s’en assurer, les chercheurs ont étudié les cartes des 15 plus importants réseaux de transport urbain, pour comprendre comment un usager peut déterminer le chemin le plus court pour se rendre d’un point à un autre, en faisant deux changements au maximum (car il semblerait que nous ne puissions retenir que quatre points distincts sur une carte: le point de départ, la destination et le ou les deux points de transfert).
On a appris récemment que les capacités de stockage de mémoire du cerveau humain
étaient exceptionnelles, et équivaudraient selon une comparaison informatique
à ce que contient tout l’internet mondial... En revanche, nos capacités de calcul en temps réel sont plus limitées. Les auteurs de l'étude estiment que 80% des trajets possibles à Paris, à New York ou à Tokyo excèdent cette capacité limite, estimée à 8 bits. Le pire scénario d’un trajet de A à B implique de prendre en considération 250 points de connexion possibles sur la même carte, ...