Fin janvier, si on en croit
plusieurs journaux, des scientifiques de la Harvard Medical School, du Boston Children’s Hospital et du Broad Institute ont
découvert la base génétique de la schizophrénie. L’étude, publiée dans
Nature, observe que les schizophrènes sont plus enclins à posséder les formes suractives d’un gène, le «composant C4 du
complément», impliqué dans
l’élagage synaptique (
pruning) durant l’adolescence. Pour autant, suggérer l’existence d’un mécanisme biologique au sein d’un sous-ensemble de malades ne revient pas à confirmer la théorie génétique de la schizophrénie.
Un article de Benedict Carey, journaliste scientifique du New York Times, détaille la chose et souligne un fait des plus importants: si une personne est porteuse de la variante en question du gène C4, cela augmente d’environ 25% son risque d’être atteinte de schizophrénie. Le taux de base étant d’1%, cela nous donne un risque d’1,25% Ce n’est pas la première fois qu’on isole des gènes de la schizophrénie ou de la dépression et l’enthousiasme avait, dans ces cas-là, rapidement cédé le pas à davantage de
retenue, voire à des
rétractations. Les questions ouvertes (par exemple: pourquoi tant de gens possédant la variante problématique ne développent jamais de schizophrénie, et pourquoi tant de gens qui ne la possèdent pas deviennent schizophrènes?) sont tout aussi nombreuses avec cette découverte du C4. L’idée que la maladie ...
Lire la suite