Marche aujourd’hui des gardes communaux à Batna : « attribuer le statut de criminel pour Madani Mezrag ! »
Une marche nationale des gardes communaux, patriotes et GLD, sera organisée ce dimanche 13 septembre, dans la wilaya de Batna, à l’appel du mouvement pour la cause des gardes communaux et la lutte antiterroriste.
Cette action avait été décidée en guise de réponse à l’annonce faite, le 27 août dernier, par l’ancien chef- terroriste de la branche armée de l’ex-FIS, l’armée islamique du Salut, (AIS), Madani Mezrag, de la création d’un parti politique, dénommé, le Front de l’Algérie pour la Réconciliation et le Salut, (FARS).
Pour le porte-parole du MCGCL, Aliouat Lahlou, la manifestation s’ébranlera de la place de la concorde civile au siège de la wilaya de Batna. Des militants de droits de l’homme ainsi que de représentants de partis politique à l’image du MDS, vont également participer à cette marche, a affirmé notre interlocuteur.
« Nous avons pris des armes pour combattre le terrorisme aux côtés des autres corps de services de sécurité. Et par devoir de mémoire, nous sommes tenus de ne pas se taire et de lutter contre l’oubli et contre ces individus qui veulent replonger le pays dans une nouvelle guerre civile», dira t-il. Bien que le premier ministre Abdelmalek Sellal, avait été catégorique quand au projet de Madani Mezrag, en affirmant, que l’État ne transgressera pas les lois de la République, les gardes communaux, estiment que la réaction du premier ministre n’est pas convaincante, dés lors, qu’il y a eu une grave dérive dans un passé récent, en invitant « cet architecte de la décennie noire » dans le cadre des consultations autour de la révision constitutionnelle.
Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le MCGCL, souligne que la marche d’aujourd’hui, est une « occasion de rendre hommage aux victimes de terrorisme et de barrer encore une fois la route à ce deal fait à l’insu à Jijel. Un pacte conclu entre deux lobby intégristes et terroristes ». Pour ce mouvement, « ce pacte que le système s’évertue à mettre en œuvre constitue à plus d’un titre une menace et terrorise encore une fois la société. ». Cela est traduit, explique la même source, « par les sorties médiatiques et de bons de sorties politiques de Hamadache et de son compagnon de sang le criminel Madani Mezrag en remettant sur selle leur projet rétrograde ».
Dans la même déclaration, le mouvement pour la cause des gardes communaux et la lutte antiterroriste interpelle encore une fois « le pouvoir pour sa responsabilité et de facto appelé à capitalisé les acquis de la lutte antiterroriste et de valoriser les sacrifices consentis de ses enfants qui ont sauvegardé la république ». Le MCGCL exige du pouvoir, d’instaurer la résistance et la lutte antiterroriste comme fondement de la république dans la nouvelle constitution et d’attribuer « le statut de criminel pour Madani Mezrag. ».
