Depuis
les attentats meurtriers commis en janvier contre le siège du journal satirique Charlie Hebdo, à la porte de Montrouge et contre un Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, qui avaient fait dix-sept morts, la France a connu quatre épisodes majeurs faisant l'objet d'une enquête de la justice antiterroriste, jusqu'à l'attaque commise, vendredi 21 août,
à bord d'un Thalys Amsterdam-Paris.
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Leurs suspects ont un point commun: tous avaient été surveillés par les services de renseignement, comme c'était déjà le cas pour Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, deux auteurs des tueries de janvier. Le dernier en date, le jeune Marocain de 26 ans placé en garde à vue dans le cadre de l'attaque du Thalys,
était ainsi fiché dans trois pays, selon Le Monde: la Belgique, l'Espagne et la France, où il faisait l'objet d'une fiche «S», pour «sûreté de l'État», après avoir été signalé aux services de renseignement français par leurs homologues espagnols.
Des signes de radicalisation
Moussa Coulibaly, l'homme qui a agressé des militaires à Nice début février, avait été repéré mi-décembre 2014 par les services de police alors qu'il faisait du «prosélytisme agressif» dans une salle de sport des Yvelines,
écrivait à l'époque BFM TV. Comme l'avait à l'époque
indiqué Manuel Valls, «il avait présenté à la fin 2014 des "signes de ...