Le CIO ne pouvait pas dire non à la Russie
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Face à son choix cornélien, le Comité International Olympique (CIO) a décidé d’opter, dimanche 24 juillet, pour la moins pire des solutions le concernant et peut-être pour l’avenir des Jeux olympiques. Lors des prochains JO de Rio (5-21 août), des sportifs russes auront donc la possibilité de concourir en dépit des graves accusations liées à un dopage institutionnalisé en Russie, notamment au cours des derniers Jeux d’hiver de Sotchi en 2014.
Au lieu de prononcer une exclusion totale de tous les sélectionnés russes en suspendant le Comité olympique russe (ROC) -ce qui aurait été une première avec le dopage comme motif- le CIO a préféré laisser la responsabilité de l’acceptation des athlètes à chacune des 28 fédérations internationales impliquées à Rio. Celles-ci vont devoir examiner à la hâte un certain nombre de critères pour accepter ou non la présence de Russes dans leurs compétitions au Brésil.
Naufrage moral et ironie
La fédération internationale d’athlétisme (IAAF) s’est, on le sait, déjà prononcée contre une participation russe à ses épreuves, mais il est possible qu’elles seront plus nombreuses à valider le ticket russe qu’à le refuser. Quelques minutes après le verdict du CIO, la fédération internationale de tennis a d’ailleurs délibéré favorablement en faveur des Russes. Après tout, pourquoi avoir plus d’audace que le CIO? Ironie de ce qu’il faut tout de même appeler un sinistre ... Lire la suite
