Paris ne sera jamais le nouveau Londres
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À l'approche du référendum sur la sortie ou le maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne, élus et banquiers d’autres villes européennes ont commencé à survoler en cercle la potentielle carcasse du centre financier de Londres tels des vautours guettant un voyageur égaré et desséché par la soif.
En février dernier, Emmanuel Macron a décrété que Paris «déroulerait le tapis rouge» aux banquiers britanniques si le pays optait pour le Brexit—et il a ensuite lancé une nouvelle campagne visant à présenter la capitale française comme un centre financier mondial. En mai, Martin Shanahan, de l’Industrial Development Agency irlandaise, a déclaré que le Brexit l’aiderait dans sa quête pour attirer 10.000 emplois dans le secteur des services financiers à Dublin. Pour ne pas être en reste, Hubertus Väth, directeur général de Frankfurt Main Finance, a décrété que sa ville aussi était prête à recevoir un afflux de banquiers londoniens. Et on a entendu le même genre de discours à Luxembourg, Amsterdam, Munich, Stockholm et dans d’autres centres financiers européens au cours des semaines menant au référendum.
Rien de surprenant si les représentants de ces villes se frottent les mains à l’idée de devenir «la nouvelle City de Londres». Si le Royaume-Uni n’est que la cinquième économie du monde, c’est le plus grand exportateur de produits financiers. La contribution nette de Londres à la ... Lire la suite
