Le 31 mars, François Hollande a rencontré Barack Obama à la Maison Blanche pour parler de lutte contre le terrorisme en marge du sommet sur la sécurité nucléaire. Dans
une vidéo de la conversation, on peut voir le président français en train de dire:
«Nous sommes conscients que la source du terrorisme islamiste, elle est en Syrie et elle est en Irak. Et nous devons agir en Irak et en Syrie. C'est ce que nous faisons dans le cadre de la coalition.»
Dans la version vidéo traduite en anglais –mise en ligne par la Maison Blanche– les mots «terrorisme islamiste»
ne sont pas traduits. Il y a comme une coupure audio (à partir de 4'45'').
Pourtant, la retranscription mise en ligne par la Maison Blanche a bien traduit en anglais l'intégralité des propos du président français. C'est
le site conservateur Media Research Center qui a tout d'abord repéré l'absence de ces mots. Etant donné qu'Obama est connu pour
ne pas utiliser les termes «terrorisme islamiste» ou «islam radical», qu'il juge être inadéquats et dangereux,
la presse conservatrice américaine a tout de suite hurlé à la censure et au politiquement correct.
En termes
de vocabulaire, la position de la Maison Blanche est que le terrorisme n'a rien à voir avec la religion musulmane et qu'il faut donc éviter le vocabulaire religieux pour en parler. George W. Bush évitait également ce genre de mots, aussi parce que certains alliés dans la guerre contre le ...