Pour Retailleau (LR), "un candidat macroniste ne pourra pas être élu" président
"Il faut une rupture radicale. Car le bilan du macronisme est désastreux", a martelé M. Retailleau dans un entretien au Figaro.
Fustigeant "l'endettement pharaonique" du pays et le manque de "fermeté" sur le plan "migratoire" et "sécuritaire" d'Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Intérieur s'est dit "convaincu" qu'un "candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République".
"Je suis convaincu que les Français ne se laisseront plus berner par le +en même temps+. C'est la leçon des élections municipales : le macronisme a échoué à s'implanter en France", a poursuivi celui qui s'est lancé en février dans la campagne pour 2027.
"Nous sommes au bout d'un cycle. Les Français veulent rompre avec les vieilles habitudes et nos réponses ne peuvent pas passer par des rustines et du rafistolage. Il ne faut pas affadir nos idées dans une soupière d'eau tiède", a ajouté M. Retailleau, tenant d'une ligne dure au sein de LR.
Alors que les adhérents LR décideront en avril du mode de désignation de leur candidat, M. Retailleau, qui s'est donc déjà déclaré, a repoussé l'idée d'une primaire élargie à la droite et au centre, y voyant "une usine à gaz".
"Qui imagine Xavier Bertrand soutenir Eric Zemmour ? Ou qui me voit faire campagne pour Gabriel Attal ? Soyons sérieux", a-t-il plaidé.
Pour lui, "ce qui risque d'entraîner la mort de LR, ce serait l'absence de notre parti à la présidentielle. C'est une attitude défaitiste".
"Ceux qui parient sur l'échec des Républicains pour faire oublier leur propre défaite personnelle ne sont pas à la hauteur du moment", a-t-il ajouté, dans un tacle adressé sans le citer au chef des députés LR Laurent Wauquiez, battu il y a un an pour la tête du parti, et qui plaide lui pour une large primaire.
