Hôpitaux publics: l'activité est restée "très dynamique" en 2025
En deux ans entre 2023 et 2025, en excluant l'obstétrique (le nombre de naissances diminue en France, ndlr), le nombre de séjours en médecine et chirurgie a même "augmenté de près de 10%", selon la FHF.
Le nombre de séjours annuels dans les établissements publics est passé de 13,4 millions en 2010 à 17 millions en 2024, montrant que "l'hôpital public continue d'assumer une part essentielle de la réponse aux besoins de santé de la population", a estimé lors d'une conférence de presse Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF.
Le nombre de séjours ambulatoires (sans nuitée) augmente particulièrement vite: +19% en deux ans, contre +3,3% pour les hospitalisations avec hébergement.
Pour autant, la situation financière des établissements reste "très préoccupante": le déficit prévisionnel est estimé à 2,5 milliards d'euros dans les hôpitaux fin 2025, 2,7 milliards en incluant les Ehpad et autres activités médico-sociales, après 2,9 milliards au total en 2024, a indiqué Mme Riet.
La déléguée générale a constaté "une très légère amélioration globale liée notamment à l'impact de la hausse d'activité et aux revalorisations ciblées demandées et obtenues" l'année dernière sur certaines activités "sous-financées" (réanimation, médecine et chirurgie lourdes, pédiatrie, soins palliatifs).
La dégradation de la situation financière observée depuis 2020 "ne résulte pas de dysfonctionnements internes, mais de décisions nationales insuffisamment compensées", a poursuivi Mme Riet.
Ainsi, a-t-elle rappelé, les récentes revalorisations salariales des soignants, décidées notamment à l'occasion du Ségur de la Santé, n'ont "pas été totalement compensées" dans le budget des hôpitaux.
La FHF estime le sous-financement de récentes décisions politiques à "1,7 milliard d'euros en cumulé fin 2024 hors inflation". Elle estime par ailleurs le sous-financement de l'inflation à environ 1,3 milliard d'euros "pour la seule année 2024".
Elle a appelé les pouvoirs publics et candidats à la présidentielle 2027 à réfléchir à des "réformes structurelles" pour mieux organiser les soins sur le territoire et "une loi de programmation en santé", pour garantir le bon financement des besoins de santé à long terme.
