OM : l’effet Abardonado, c’est juste une illusion
Et il s’est retrouvé tout seul, mains dans les poches et tête basse, sur la pelouse du stade Vélodrome. Jacques Abardonado accuse le coup, quelques petites minutes après une nouvelle contre-performance de l’OM cette saison en Ligue 1, samedi soir vers 19 heures après une victoire échappée dans le temps additionnel contre Strasbourg (2-2 – 22e journée).
Des images en total contraste avec celles de l’entraîneur par intérim de l’OM félicité chaudement par une partie de son staff à chaque but marseillais. Quand Greenwood a ouvert le score (14e) et lorsque Gouiri a donné le break en début de seconde période (2-0, 47e), on pouvait croire à une sorte d’effet « Pancho » Abardonado. Juste une illusion.
L’ancien adjoint d’un Roberto de Zerbi écarté après le drame du Parc des Princes (5-0), n’a pas eu d’emprise sur le manque de lucidité de ses joueurs. L’absence de Leonardo Balerdi, copieusement critiqué après la déroute contre le PSG dimanche dernier, n’a pas évité à la défense de l’OM de déraper contre Strasbourg. On suppose que le nouvel entraîneur olympien avait mis en garde ses joueurs de rester bien concentrés jusqu’au bout.
Vite, un entraîneur
Les Olympiens ont vu les Alsaciens relancés par un tir de Nanasi dévié par Höjbjerg (2-1, 74e) avant de craquer une fois de plus au-delà du temps réglementaire. Auteur d’une performance sans erreur manifeste, Emerson a craqué dans la surface en prenant la jambe de Gessime Yassine pour le ballon. Le penalty a été transformé, non sans grande réussite, par Panichelli (2-2, 90e + 7). Le quatrième 2-2 concédé par l’OM cette saison en Championnat dans le temps additionnel.
Le style Jacques Abardonado, s’il en existe un, ne s’est pas réellement vu samedi contre Strasbourg. Il souhaitait accorder aux joueurs de l’OM plus de liberté pour développer du jeu. On a eu le sentiment que cet OM évoluait en contre (56,5 % de possession de balle en faveur des Alsaciens). « Pancho » sera-t-il encore sur le banc lors du prochain match ? Certains espèrent que non.
