Municipales à Paris: Chikirou galvanise ses troupes et étrille la gestion socialiste
"Nous allons faire de Paris la plus grande ville insoumise de France, mais aussi du monde, après New York, après Zohran Mamdani", a lancé la candidate devant près de 1.500 sympathisants chauffés à bloc, à six semaines du premier tour.
Le meeting, qui devait initialement se tenir dans la ménagerie du Cirque d'Hiver, a finalement été déplacé dans la grande salle, compte tenu de l'affluence, même si les gradins n'étaient pas entièrement remplis.
"On ne peut pas avancer (...) si on n'a pas un maire allié, qui va porter toutes ces questions, de la jeunesse, de l'éducation, de la santé, du racisme, des violences policières", a déclaré Assa Traoré.
Sur scène, les dix-sept têtes de liste d'arrondissement se sont présentées tour à tour, applaudies par la salle.
Le député et coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a décoché ses flèches contre Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, qui n'a pas censuré le budget du gouvernement.
"La seule liste garantie 100% censure, 100% anti-Macron, 100% anti-fasciste, c'est la liste du +nouveau Paris populaire+", a-t-il martelé.
Sophia Chikirou a salué le ralliement la veille des conseillers de Paris écologistes Emile Meunier et Jérôme Gleizes.
"L'écologie que nous portons avec eux (...), c'est une écologie anticapitaliste et populaire. L'écologie sans la lutte des classes, c'est du jardinage", a-t-elle ironisé.
Emile Meunier n'a lui pas fermé la porte à une alliance de second tour avec la liste d'Emmanuel Grégoire, pourtant clairement écartée par ce dernier.
"Il est évident qu'on ne va pas laisser la ville dans les mains de la droite et de l'extrême droite", a-t-il insisté, alors que Sophia Chikirou s'était opposée à ce qu'un socialiste soit maire de Paris.
La candidate a énuméré ses priorités que sont le logement, l'éducation et la protection de l'enfance ainsi que la démocratie locale.
"Le premier texte que nous ferons adopter (...) déclarera l'état d'urgence dans le logement à Paris, car 10.000 personnes à la rue, c'est un état d'urgence", a-t-elle proposé.
"Paris est devenu le terrain de jeu des grandes fortunes et des grands fonds d'investissement français et étrangers", a-t-elle critiqué en promettant la création d'une régie publique de gestion locative.
