Le maire de Saint-Denis appelle à la fermeture de la chaîne CNews après des propos polémiques le visant
Face à un "racisme qui est plus affirmé et qui est quasi débridé", le maire LFI de la deuxième plus grande ville d'Ile-de-France après Paris estime que "l'Arcom doit être beaucoup plus sévère" vis-à-vis de la chaîne et que la justice doit être "beaucoup plus franche".
"Est-ce que nous sommes obligés d'avoir une offre médiatique avec des chaînes racistes comme CNews et d'autres? Moi je dis que non", déclare-t-il quelques jours après la tenue de propos le visant et qui ont indigné à gauche, mais aussi au gouvernement, et pour lesquels le régulateur de l'audiovisuel a été saisi.
Vendredi, lors d'un débat sur CNews consacré aux premiers jours de mandat de Bally Bagayoko, élu dès le premier tour des municipales le 15 mars, le présentateur a demandé si le maire de cette commune de Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, "essay(ait) de pousser les limites".
"Sûrement qu'il y a un peu de ça. Maintenant, c'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus, il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité", a répondu le psychologue Jean Doridot en plateau.
Samedi, la chaîne du groupe Bolloré s'est de nouveau trouvée au coeur d'une polémique, après des propos du philosophe Michel Onfray prêtant à M. Bagayoko une attitude de "mâle dominant" pour avoir appelé à faire "allégeance" après son élection.
A la suite de ces propos, Bally Bagayoko a annoncé le dépôt d'une plainte et a appelé à un "grand rassemblement" contre le racisme samedi à 14H00 devant l'Hôtel de Ville de Saint-Denis.
