Sénégal – Maroc : Le TAS répond enfin (Officiel)
Le football africain est suspendu à une décision, un verdict qui doit venir de Lausanne pour mettre un terme au plus grand scandale de son histoire. Depuis que la CAF a déchu le Sénégal de son titre de champion d’Afrique au profit du Maroc, la guerre est totale, sur les réseaux sociaux comme dans les instances. La Fédération Sénégalaise de Football, outrée par cette décision « inique », a immédiatement annoncé son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport. Une riposte attendue, logique, inévitable. Et le TAS vient de répondre.
Un démenti qui jette un froid glacial
Mais la réponse n’est pas celle que l’on attendait. Pas de calendrier, pas d’accusé de réception. Un simple démenti, sec et brutal. Par voie de presse, le TAS a affirmé n’avoir, pour l’heure, reçu aucun appel de la part du Sénégal. Une information qui jette un froid glacial et qui soulève de nombreuses questions. Le Sénégal a-t-il bluffé ? La fédération est-elle en train de temporiser ? Ou est-ce simplement une question de procédure ?
Ce qui est sûr, c’est que le temps presse. La FSF a jusqu’au 7 avril pour formuler officiellement son recours. Un délai qui peut sembler long, mais qui, dans une affaire aussi complexe, est en réalité très court. Chaque jour qui passe sans action concrète affaiblit la position du Sénégal et renforce celle du Maroc, qui reste, jusqu’à preuve du contraire, le champion d’Afrique en titre.
Le Sénégal doit passer de la parole aux actes
Cette sortie du TAS est un rappel à l’ordre. Elle met le Sénégal face à ses responsabilités. Après avoir crié au scandale, après avoir mobilisé l’opinion publique et reçu le soutien de tout un continent, il est temps de passer de la parole aux actes. Le combat ne se gagnera pas dans les médias, mais sur le terrain juridique.
Pour l’instant, le Sénégal a gagné la bataille de l’image. Mais si le recours n’est pas déposé dans les temps, cette victoire morale n’aura servi à rien. Le trophée est toujours à Dakar, mais pour qu’il y reste, il va falloir se battre. Et vite. Le silence de la fédération est devenu assourdissant. Il est temps qu’il se transforme en action.
