Mort de Lionel Jospin, l’ancien trotskiste qui aura plombé l’économie française avec les 35 heures
Retour sur la carrière de l’ancien Premier ministre socialiste, tout juste décédé.
Lionel Jospin est décédé dans sa 89e année (la politique, ça conserve). Hasard du calendrier, l’IREF-Contrepoints vient de lui consacrer en partie une pendule autour de la question des alliances déshonorantes entre socialistes et communistes.
Lionel Jospin aura cumulé les défauts de beaucoup de nos hommes politiques, spécialement à gauche :
- Enarque, haut fonctionnaire, Lionel Jospin n’aura jamais connu le secteur privé ;
- Il aura été trotskiste jusque bien au-delà de l’adolescence, si bien qu’on pourra dire en paraphrasant un immense écrivain : « Ne pas être trotskiste à 20 ans, c’est ne pas avoir de cœur ; être trotskiste à 34 ans, c‘est ne pas avoir de tête ». Evidemment, nous plaisantons ;
- Ministre de l’Education nationale durant presque quatre ans entre 1988 et 1992, il n’aura rien fait pour « dégraisser le mammouth » et il n’aura laissé aucune empreinte ;
- Premier ministre durant quasiment cinq années entre 1997 et 2002, il n’aura pas profité de l’excellente conjoncture internationale pour redresser le pays. Bien au contraire, il l’aura plombé avec les 35 heures ; il aura contribué à désarmer la France (ce qui est rarement souligné) en tirant les prétendus « dividendes de la paix » chers à Alain Juppé ; il n’aura pas abaissé la fiscalité ; il aura accru la dette publique ; il aura accru les dépenses publiques en consolidant l’Etat social et en créant des centaines de milliers d’emplois jeunes; il aura, sur fond électoraliste, affaibli la filière nucléaire ; les quelques privatisations ou cessions de participations de l’État ne pouvant compenser ce sombre bilan ;
- On l’a dit, il aura poursuivi l’alliance avec le Parti communiste et il aura consolidé l’union des gauches, notamment avec les « pastèques » Vertes.
Humilié lors de son second échec à l’élection présidentielle en 2002, après avoir commis l’erreur tactique de négliger le premier tour en pensant déjà au second, il aura eu le mérite d’abandonner la politique, même s’il fit quelques tentatives de retour par la suite. En 2024, il aura soutenu le Nouveau Front populaire, l’alliance avec les Insoumis ne lui posant aucun problème de conscience.
Enfin, il aura bénéficié des généreux avantages octroyés par le statut, formel ou informel, des anciens Premiers ministres. En 2022, il aura encore coûté plus de 150.000 euros aux contribuables et il aura alors été l’ancien titulaire de Matignon le plus dépensier (Capital, 1er décembre 2023). Le cœur (très) à gauche, le porte-monnaie (très) à droite.
L’article Mort de Lionel Jospin, l’ancien trotskiste qui aura plombé l’économie française avec les 35 heures est apparu en premier sur Contrepoints.
