Moins de réglementations pour les banques américaines
Alors que se profile un risque de récession mondiale à cause de la guerre en Iran, les régulateurs financiers des Etats-Unis prennent les mesures nécessaires pour aider les banques à soutenir l’activité économique : ils ont proposé jeudi d’abaisser les exigences de fonds propres pour les banques américaines et d’appliquer partiellement les standards internationaux de Bâle III, estimant qu’une « modernisation » est nécessaire.
Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, le doute planait sur l’application aux Etats-Unis de la réglementation issue des travaux du comité de Bâle visant à renforcer la solidité des banques. Les instances américaines comptent opérer « quelques écarts mineurs par rapport à l’accord de Bâle de 2017 », selon les mots de Michelle Bowman, vice-présidente de la Réserve fédérale (Fed) chargée de la régulation des banques. Une réunion sur le sujet se tenait jeudi au siège de la banque centrale américaine à Washington.
Les banques doivent détenir un montant minimal de capital en fonction des actifs qu’elles gèrent et du niveau de risque associé. Ces exigences avaient été relevées après la crise financière de 2008 afin que les établissements puissent à l’avenir résister à des chocs sans faire appel aux contribuables pour les renflouer.
« Près de deux décennies se sont écoulées depuis la crise, et au fil des ans, nous avons pris conscience que certains éléments du régime réglementaire mis en place pourraient mériter un réajustement », a déclaré le président de la Fed, Jerome Powell, à l’ouverture de la réunion.
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