Guerre en Iran : Meloni baisse les taxes sur l’essence et plusieurs pays se disent prêts à prendre leurs responsabilités
Regain de tension sur les marchés mondiaux de l’énergie, ce jeudi, en raison des développements de la guerre en Iran. Après que des frappes aériennes du régime des mollahs ont visé des installations énergétiques des pays du Golfe, notamment la plus grande usine de gaz naturel liquifié (GNL) au monde, au Qatar, ainsi qu’une raffinerie détenue par le géant pétrolier saoudien Aramco et le groupe américain ExxonMobil en Arabie saoudite, Riyad a annoncé que, si ses sites énergétiques, ou ceux de ses voisins et alliés, continuaient d’être frappés il ne s’interdirait pas d’entrer en guerre à son tour. Une fermeté de ton, constatée aussi au Qatar, révélateur d’un changement de position de ces monarchies qui avaient longtemps essayé de ménager Téhéran.
Les cours du Brent, principale référence du pétrole en Europe, a progressé de 3,6% à 111,26 dollars le baril après avoir frôlé plus tôt dans la journée le sommet de 119,50 dollars atteint le 9 mars dernier. Et le contrat à terme néerlandais sur le hub TTF, référence des prix du gaz pour l’Europe, a augmenté de 16% pour atteindre 63,5 euros par mégawattheure (MWh) vers 14h30 GMT.
Les pays européens ou asiatiques qui refusaient de participer au déblocage du détroit d’Ormuz sur le thème « ce n’est pas notre guerre » semblent en passe de changer d’avis et se disent prêts à prendre leurs responsabilités. Six d’entre eux dont la France et l’Italie affirment vouloir participer à des opérations imposant la réouverture d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial en temps normal, tout en maintenant des conditions, notamment sur la dégradation des capacités iraniennes susceptibles de menacer leurs navires de guerre. Le gouvernement italien a, de plus, eu l’intelligence de baisser la taxation de l’essence, qui représente en temps normal près de 60 % de son prix, pour aider ménages et entreprises à amortir le choc. Les pouvoirs publics français, pour qui chaque baisse de taux d’imposition, sur quelque produit que ce soit et en n’importe quelle circonstance constitue une « dépense fiscale », ne semblent pas pouvoir envisager peut-être une ébauche de début d’embryon de mesure de même nature…
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