Fin d’aventure cruelle pour l’OL
La pilule est difficile à avaler. Après avoir été le meilleur élève de la phase régulière de cette campagne de Ligue Europa, l’Olympique Lyonnais a été brutalement poussé vers la sortie après le scénario cauchemardesque de sa seconde manche contre le Celta Vigo, ce jeudi soir, dès le stade des huitièmes de finale.
Un vent d’espoir parcourait pourtant les gradins du Groupama Stadium en début de soirée. L’OL n’avait pas de handicap après avoir arraché un nul sur le gong en Galice (1-1), et Paulo Fonseca récupérait ses forces vives pour dynamiter son attaque en sortie de banc, avec les retours dans le groupe de Sulc, Moreira et Fofana. Autant de signaux positifs annihilés au bout de 19 minutes, lorsque l’arbitre a infligé un rouge direct à Niakhaté pour une faute rugueuse sur Javi Rueda.
L’OL ne s’est jamais remis. Avant et après cela, le rapport de force a ressemblé à une longue démonstration d’une équipe espagnole sure de ses forces, et réputée pour sa capacité à briller à l’extérieur. Les visiteurs ont multiplié les situations chaudes face à un Greif qui aura eu le mérite de retarder l’échéance (26, 29e, 36e).
L’OL n’a pas trouvé la solution
Dès lors, l’issue semblait inévitable pour ces Gones en bien mauvaise posture. La sanction est tombé à l’heure de jeu. Et c’est encore Javi Rueda qui a endossé le costume de bourreau en marquant un but opportuniste après une action confuse où Nartey et Kango n’ont pas été irréprochables (0-1, 61e). Paulo Fonseca n’avait plus beaucoup de leviers.
Le technicien portugais a bien tenté de lancer l’artillerie lourde avec ses revenants pour emballer la dernière demi-heure, mais le Celta a défendu son avantage intelligemment, avec un bon quadrillage du terrain et une faculté à rester menaçant sur chaque attaque rapide. Jutgla a définitivement scellé la qualification des Espagnols dans les arrêts de jeu (0-2, 90e+1).
