« Didier était… » : la sortie cash de Platini sur Deschamps
Cet été, l’équipe de France de Didier Deschamps se rendra en Amérique du Nord pour disputer la Coupe du monde 2026. Un tournoi annoncé comme le dernier du sélectionneur tricolore depuis son arrivée à la tête de la sélection en juillet 2012.
Longtemps décrié pour son style de jeu misant avant tout sur la solidité défensive, le technicien bayonnais devrait voir son ancien coéquipier Zinedine Zidane lui succéder. En attendant, Deschamps peut encore compter sur le soutien de certaines légendes du football français, à l’instar de Michel Platini.
« C’est formidable ce qu’il a fait »
L’ancien capitaine des Bleus a tenu un discours élogieux à l’égard de Deschamps, saluant tant le joueur qu’il fut que l’entraîneur qu’il est devenu. « Didier était le footballeur qu’on a vu, un homme de devoir, plutôt qu’un Zidane et il le faisait bien », a affirmé le triple Ballon d’Or sur les ondes de RMC. « Il était le chef, il avait sa personnalité, il unissait l’équipe et on a besoin d’un joueur comme ça. Comme sélectionneur, il fait jouer l’équipe comme il pense qu’elle joue le mieux possible. C’est moi qui l’ai sélectionné, je savais comment il jouait et qu’il était important. Ce n’est pas moi qui l’ai nommé sélectionneur. Il fallait qu’il fasse son équipe comme il le pense. »
L’ancien président de l’UEFA apprécie particulièrement le pragmatisme de l’ancien milieu défensif et compte sur cette approche pour voir les Tricolores décrocher une troisième étoile. « Sincèrement, je suis là pour qu’elle gagne, je veux la voir gagner. On a gagné une Coupe du monde (2018) et une autre où on a été en finale avec Didier. C’est formidable ce qu’il a fait. Il les fait jouer d’une certaine façon, il les connaît mieux que nous. L’important, c’est qu’on gagne les matchs. (…) Quand j’étais sélectionneur, je m’en tapais complètement qu’on joue bien au ballon, je voulais qu’on gagne les matchs. Si en plus, on pouvait bien jouer au ballon, c’était formidable mais on ne pouvait pas faire les deux. (…) Je n’avais pas Zidane, ni de Djorkaeff, pas de joueurs techniques mais j’avais des Bernard Pardo et d’autres joueurs. Il fallait gagner à notre façon. Le seul match où on avait bien joué, on avait perdu 2-0 à Wembley contre l’Angleterre. On avait une équipe où il ne fallait pas qu’on ait le ballon », a rappelé Platini.
