Mort de Quentin : La France insoumise alimente un climat de violence permanent
Le 12 février, le collectif Némésis, un mouvement militant féministe et nationaliste, a organisé une manifestation pacifique contre la venue de Rima Hassan à l’institut d’études politiques (IEP) de Lyon. Celle-ci était censée y donner une conférence sur les « relations entre l’Union européenne et les gouvernements européens dans le cadre du conflit au Proche-Orient ». Malgré la personnalité sulfureuse de l’intéressée, malgré l’activisme connu de groupuscules violents d’extrême gauche à Lyon, il n’y avait pas de forces de l’ordre aux abords de l’établissement – qui avait accepté l’évènement.
Les membres de Némésis, habituées à être prises à partie lors de manifestations, avaient chargé une quinzaine de bénévoles masculins d’assurer leur sécurité. Dans un communiqué, elles ont dénoncé une agression d’une « extrême violence » contre l’un d’entre eux par des individus cagoulés, « armés de gants coqués et de lacrymos », qui l’auraient « balayé au sol » et « lynché à coups de pieds ». En état de mort cérébrale, Quentin D., 23 ans, est décédé à l’hôpital le 14 février. L’avocat de sa famille parle non pas, comme on l’a entendu, d’une simple rixe, mais d’un « véritable guet-apens » et d’un « lynchage ». L’IEP de Lyon a présenté ses condoléances et s’est défendu en affirmant avoir « tout mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens lors de la venue de Rima Hassan ».
Certains agresseurs sont présumés membres de la Jeune Garde antifasciste de Lyon (un groupe dissout en juin 2025 à cause de ses actions violentes) mais aussi du parti LFI : Némésis dit avoir reconnu Jacques-Elie F., collaborateur parlementaire d’un député LFI, qui a démenti « formellement être responsable de ce drame » et s’est retiré de ses fonctions le temps de l’enquête. Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa « sidération » et son « empathie » pour la famille, mais tout cela, dit-il, n’a rien à voir avec son parti ; ce sont, au contraire, ses militants qui se font agresser, « réunion après réunion », par « des gens qui s’appellent tantôt Némésis, tantôt Nous Vivrons et qui viennent dans les salles pousser des cris, se rouler par terre, essayer de prendre des coups et à chaque fois, nous les repoussons en nous moquant d’eux. »
C’est un peu fort de café, même si l’agression de Quentin a eu lieu à l’extérieur de l’établissement et qu’aucun individu n’arborait une banderole LFI : Rima Hassan est députée européenne LFI et s’arrange toujours pour transformer des amphis en salles de meeting politique (où, comme on peut le voir dans cette vidéo, on lui réserve un accueil digne d’un triomphe romain). Affirmer aussi que les membres de Némésis « essaient de prendre des coups » revient à justifier non seulement la violence, mais l’extrême violence, comme on peut le voir ici et dans cette autre vidéo filmée le même jour. LFI est peut-être étrangère à toutes ces agressions – l’enquête le dira – mais il est certain que le parti alimente un climat de violence à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme lui.
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