Une nouvelle campagne honteuse de désinformation médiatique écologiste
Ces derniers jours, plusieurs médias, dont le service public, se sont empressés de relayer une « étude choc » sur la qualité de l’eau du robinet dans le nord de la France : 83 000 habitants des Hauts-de-France boiraient une eau polluée à un produit phytosanitaire selon un article d’ICI Picardie.
Quand on lit l’article plus attentivement, on se rend très vite compte qu’il ne fait en réalité que reprendre les arguments d’une ONG écologiste bien marquée à gauche, Générations Futures. Il se conclut d’ailleurs par les propos de François Veillerette, porte-parole de l’ONG, expliquant qu’il est nécessaire de « restreindre l’utilisation des pesticides », ce qui serait la seule solution, ajoutant qu’il « faut mettre en place un certain nombre de contraintes sur les pratiques agricoles. » Comme si les agriculteurs français ne subissaient déjà pas assez les réglementations et les normes en tout genre…
D’autres articles, à gauche, Libération, l’Humanité mais aussi Franceinfo, relayent point par point l’argumentaire de Générations Futures. Alors que… le propos de Générations Futures est erroné ! Il est dénoncé par de nombreux journalistes spécialisés dans l’agriculture comme Emmanuelle Ducros ou Géraldine Woessner : cette dernière parle d’une diffusion en masse d’une « énorme fake news fabriquée par Générations Futures ». Elle parle de complotisme lorsqu’une certaine presse sous-entend que les autorités sanitaires mentent. Elle explique clairement, à propos du fongicide incriminé, le fluopyram, que « les concentrations relevées sont tellement ridicules qu’il est hallucinant de se baser là-dessus pour fabriquer une panique. C’est de la manipulation de haute voltige. »
En effet, si des traces (dans le Nord et le Pas-de-Calais) ont bien été retrouvées dans des captages, l’ARS locale affirme que les habitants peuvent continuer à boire l’eau du robinet : il n’y a aucun risque sanitaire. Le soir de la publication des articles, elle a démenti que du fluopyram soit présent dans l’eau potable de la Somme, contrairement aux affirmations de l’ONG dont le rapport se base sur des analyses d’un point de captage qui n’alimente plus aucun foyer depuis janvier 2022 ! « Les dernières analyses réalisées confirment que l’eau distribuée est conforme aux normes sanitaires en vigueur et propre à la consommation ».
Franceinfo a vite rétropédalé. Mais a quand même laissé planer le doute et donné la parole à une toxicologue… membre de Générations Futures. Pourtant, le fluopyram n’est pas classé cancérigène. Selon l’EFSA (l’agence européenne de sécurité des aliments) le fongicide « n’a pas montré de potentiel génotoxique, ni d’effet sur la fertilité, ni d’effet tératogène ou neurotoxique ». L’agence européenne des produits chimiques (ECHA), ne le classe pas comme dangereux pour la santé humaine.
Ainsi donc, une ONG publie un rapport faussement alarmant et partiellement mensonger, dont la presse rend compte sans aucune remise en question, sans aucun travail de vérification. Aux oubliettes la déontologie journalistique, le sensationnel et la propagande écologiste prennent le dessus. Il n’y a pas que les réseaux sociaux pour propager des fake news…
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