Guardiola monte au créneau pour Haaland
À Manchester, l’atmosphère est lourde avant la réception de Galatasaray. Coincé hors du top 8, Manchester City n’a plus beaucoup de marge d’erreur en Ligue des champions. Dans ce contexte tendu, une image a frappé le week-end dernier : Erling Haaland sur le banc face à Wolverhampton. De quoi relancer, une fois encore, le débat sur l’état de forme du buteur norvégien et son rôle dans une équipe en quête de stabilité.
Guardiola coupe court aux doutes
En conférence de presse ce mardi, Pep Guardiola a choisi de déplacer le curseur. Interrogé sur Haaland, l’entraîneur catalan a été clair : « On verra s’il commencera. Mais s’il ne marque pas, c’est à cause de l’équipe. » Un message fort, destiné à protéger son attaquant après une période creuse dans le jeu et une mise au repos assumée. Pas de sanction, ni de malaise : Guardiola parle de gestion, pas de remise en cause.
Ce soutien public s’inscrit dans un contexte plus large. Haaland reste marqué par l’enchaînement des matches et une efficacité en baisse, avec un seul but dans le jeu sur ses dernières sorties. Guardiola l’a reconnu : il fallait « nettoyer son esprit et son corps ». Dans le même temps, City a retrouvé un semblant de fluidité sans son numéro 9 face aux Wolves, alimentant malgré lui un débat que le coach s’efforce d’éteindre.
Un message collectif avant Galatasaray
Au-delà de Haaland, Guardiola a élargi le propos. Il a salué Bernardo Silva, qualifié de « street player », et insisté sur la responsabilité collective. Le retour à l’Etihad d’Ilkay Gündogan et Leroy Sané ajoute une dimension émotionnelle à ce rendez-vous contre Galatasaray, capital pour éviter les barrages. City doit gagner, ensemble.
En plaçant un bouclier médiatique devant Haaland, Guardiola assume son rôle de protecteur. Reste à savoir si le Norvégien répondra sur le terrain dès ce match décisif. Une chose est sûre : à Manchester, le problème n’est pas un homme, mais un équilibre collectif encore fragile.
