Pour éviter le sacre du vacarme
Depuis l’été 2024 et l’atonie législative qui s’est installée, une autre scène s’est imposée au Parlement: celle du contrôle. Le phénomène est massif, avec déjà 69 rapports provenant de missions d’information, de commissions permanentes ou d’enquête. Cette inflexion est, en soi, une bonne nouvelle. Mais les critiques se multiplient et certaines sont justifiées. Si rien ne change, les commissions d’enquête risquent de devenir ce qu’elles n’auraient jamais dû être: des machines à indignation, plus soucieuses de bruit que de vérité. Des réformes s’imposent pour rendre à l’enquête parlementaire sa dignité, sa rigueur et donc sa force.
