Prison avec sursis pour des militants du suicide assisté pour trafic de barbituriques
Au milieu des débats parlementaires sur la fin de vie, le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi douze militants radicaux du suicide assisté à des peines allant jusqu'à 10 mois de prison avec sursis pour trafic de barbituriques.
Jugés de mi-septembre à début octobre, douze adhérents de l'association Ultime Liberté, âgés de 75 à 89 ans, ont tous été reconnus coupables d'avoir, entre août 2018 et novembre 2020, aidé des dizaines de personnes à acheter sur internet du pentobarbital, un barbiturique entraînant une mort rapide et sans douleur.
Ces retraités, qui n'étaient poursuivis que pour des délits liés au trafic de substances illicites et non pour incitation ou aide au suicide, avaient fait de leur procès cet automne une tribune sur l'aide à mourir.
