Cellulose : les lasers à impulsions ultra-courtes, de l’ordre de la femtoseconde, fonctionnalisent des surfaces en les dotant de microstructures ou de nanostructures.
En variant la forme, la taille, la densité et l’orientation des structures, il est possible de créer différentes fonctionnalités. La démarche est de s’inspirer de l’effet lotus pour une faible adhérence des gouttelettes d’eau ou celui des pétales de rose pour une forte adhérence de ces gouttelettes d’eau, la mouillabilité d’une surface d’un matériau peut être contrôlée. Pour l’effet bactérien, en dotant la structure de pointes acérées ou de piques imitant la structure de l’aile d’une libellule, la surface peut tuer ou repousser les bactéries. En effet, les pointes ou les piques transpercent ou endommagent la membrane cellulaire des bactéries, qui meurent ou se détachent. Cela peut être utile, par exemple, pour prévenir les infections, favoriser la guérison ou prolonger la durée de conservation. Au regard des lasers classiques, les lasers à impulsions ultra-courtes sont une technologie prometteuse pour la création de matériaux microstructurés innovants aux propriétés personnalisées. Parmi les avantages cités par les experts, sa durabilité. La fonctionnalité est directement intégrée dans le matériau sans produits chimiques ni application d’une couche supplémentaire susceptible de s’écailler ou de s’user tout en préservant sa résistance. Selon les besoins, les lasers ultrabrefs permettent de combiner plusieurs fonctionnalités sur une même surface, ou encore d’appliquer un traitement différent à diverses zones de la surface.
