Des sinistres climatiques moins importants
Parmi bien d’autres cris d’alarme des écologistes apeurés, un rapport de l’ONG Christian Aid observe qu’en 2025 les catastrophes climatiques « nous alertent sur ce qui nous attend si nous n’accélérons pas la transition énergétique ». « Elles soulignent également l’urgence de l’adaptation, notamment dans les pays du Sud, où les ressources sont limitées et les populations particulièrement vulnérables aux chocs climatiques. » Et le directeur général de cette association, Patrick Watt, précise que son classement « est basé sur les estimations de pertes publiées par les compagnies d’assurance ». Selon la Direction du Budget, les indemnisations de dommages liés aux inondations par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) ont augmenté de 23 % en France au cours des dix dernières années. L’ONU soutientue « Les catastrophes constituent une menace croissante pour la prospérité économique et le développement durable dans le monde, leurs coûts étant sous-estimés et insoutenables ».
Sauf que :
Selon Les Echos du 6 janvier 2026, « Après une baisse de 8 % en 2025, les tarifs de la réassurance ont chuté de plus de 14 % lors des renouvellements du mois de janvier. Le retournement de cycle s’explique notamment par des sinistres climatiques moins importants ». « Au global, ajoutent-ils, les prix appliqués par Munich Re, Swiss Re, Hannover Re et autres SCOR ont diminué de plus de 14 %, soit la plus forte baisse de tarifs sur un an depuis 2014, selon un rapport du courtier américain Howden. La tendance est même plus forte en Europe, avec des baisses de prix de 15 %. »
Les réassureurs sont ceux qui payent l’addition. Assurément, ils sont plus crédibles que nos prophètes du malheur. Nous préférons la vérité du marché à leurs cris d’orfraie.
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