A Montluçon, deuxième condamnation en moins d'un an pour violences conjugales
Il promet d’effacer son ex-compagne de sa mémoire. Il prononce des "oui, Madame", à chaque question de la présidente, jeudi 30 novembre, en audience correctionnelle, à Montluçon. Mais la magistrate prévient l’homme de 49 ans : les belles paroles ne suffiront pas et il faudra montrer patte blanche, devant la juge d’application des peines qu’il verra dans quelques semaines, à la suite de sa condamnation, jeudi 30 novembre, pour violences conjugales. Celles-ci remontent au 26 août, à Domérat.
Plusieurs révocations de peine en un anLe prévenu a écopé de deux ans de prison, dont quatorze mois avec sursis probatoire de deux ans. Deux mois de prison d’une précédente peine ont aussi été révoqués : celle-ci date du 6 décembre 2022, déjà pour violences conjugales, avec arme, et menaces de mort, déjà sur son ex-compagne. Il avait alors été condamné à un an de prison avec sursis probatoire de deux ans.
La juge d’application des peines avait déjà révoqué six mois de prison, le 9 mai dernier, l’homme n’ayant pas respecté l’interdiction de contact avec la victime.Sorti le 25 août, à la faveur de réductions de peine, il avait bu puis tambouriné à la porte de son ex, dans la nuit du 26 août, à 4 h 30. Il avait crié :
Tu m’as foutu en prison, je vais te tuer.
Quand les policiers arrivent, alertés par la victime via son téléphone grave danger et un appel au commissariat, il avait disparu. Entendu le lendemain, il avait d’abord nié, avant de reconnaître son geste. La justice avait alors encore révoqué quatre mois de prison.
La victime a de nouveau un téléphone grave dangerSon ex-compagne, de nouveau équipée d’un téléphone grave danger, veut la paix. Elle reste "inquiète" et "angoissée", rapporte son avocate, Me Maryline Diat, qui demande 1.500 € pour le préjudice moral : "Ma cliente est suivie pour un état dépressif aigu en raison de la situation."
Une somme que le prévenu s’engage à payer, assure son avocate, Me Roxane Salas : "Un accompagnement familial solide est mis en place pour empêcher la récidive." C’est possible, plaide-t-elle, malgré "le tableau inquiétant" de son client.
Seher Turkmen
