"Je ferai le Tour de France 2024, c'est prévu" : Rémi Cavagna passe d'équipier à coureur protégé en signant à la Movistar
Après un long bail chez Soudal Quick-Step, 7 saisons auprès de Julian Alaphilippe, comme équipier, Rémi Cavagna, aspire à changer de registre en rejoignant pour les trois prochaines années l’équipe Movistar.
« J’avais besoin d’avoir plus de liberté, c’est ce que je recherchais. C’est pour cela que j’ai pris la décision d’aller voir ailleurs », explique l’Auvergnat, qui a disputé sa dernière course pour le “Wolfpack” le 15 octobre au Chrono des Nations (4e).
"J'avais envie de plus de liberté d'action"« J’avais envie d’un nouveau challenge, d’avoir d’autres objectifs, plus de liberté d’action, en compétition et déjà dans le programme de courses, que je vais pouvoir choisir », développe le champion de France du contre-la-montre, qui sait déjà comment sa saison sera bâtie en 2024. Les grandes lignes en ont été écrites lors du premier rassemblement de la Movistar, le mois dernier à Pampelune.
Le Clermontois y a fait « beaucoup de tests » de matériel, puisqu’il va changer de vélo, chaussures, pédales, selles… Il a aussi discuté avec le staff de ce que seront ses objectifs et posé les bases d’un futur programme, axé sur la Grande Boucle. « L’an prochain, je ferai le Tour, c’est prévu », peut-il d’ores et déjà annoncer, alors qu’il n’était jamais certain chez Quick-Step de faire partie de la sélection.
"95% de chances de faire le Tour de France"« Les autres années, j’avais 15% de chances de faire le Tour, alors que là c’est 95%, mis à part une blessure qui peut contrarier ma préparation ou une méforme. »La Movistar compte sur lui en juillet et de manière générale pour briller. Une marque de confiance nouvelle pour l’Auvergnat, cantonné à un rôle de “tracteur” à la Soudal, en tête de peloton, à la poursuite des coureurs échappés, de façon à provoquer une arrivée groupée.
« Ce rôle revenait un peu trop fréquemment, même si j’ai réussi à gagner quelques courses », souligne Cavagna, à qui seront confiées plus de responsabilités dans sa nouvelle équipe. « Je vais faire plus de courses adaptées à mes capacités, que je pourrai préparer pour réussir. Et sur certaines, j’irai en tant que coureur protégé, pour performer. »
"Je n'ai rien à perdre, ce n'est que du bonus"Un leadership que ne pouvait lui offrir l’équipe d’Alaphilippe, déjà bien pourvue en cadors. Cavagna a saisi l’occasion de sortir de sa routine. Pour franchir un cap et viser plus haut. Avec l’espoir de gagner un jour sur le Tour et le Giro, comme il l’a fait à la Vuelta (19e étape, 2019).
« On peut faire une carrière comme équipier à 100 %. Mais à 28 ans, j’arrive dans mes plus belles années. C’est le bon moment pour vivre autre chose. Je n’ai rien à perdre. Ce n'est que du bonus. »
