Consommation, inflation… Les ménages français continuent de se serrer la ceinture
Les Français freinent toujours leurs dépenses mais les perspectives s'améliorent avec une inflation en forte baisse. C’est ce que révèlent les derniers chiffres publiés, jeudi 30 novembre, par l’Institut national de la statistique et des études économiques. Alors que la consommation des ménages s’était stabilisée en septembre, elle enregistre une baisse en octobre. -0,9 % sur un mois.
L’inflation, elle, a donc fortement ralenti en France en novembre, à + 3,4 % sur un an après + 4,0 % en octobre, selon les données provisoires de l’Insee. "Globalement, l’inflation aujourd’hui, elle est vaincue et c’est un vrai succès économique", s’est félicité sur France Inter le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Selon l’Insee, "cette baisse de l’inflation serait due au ralentissement sur un an des prix des services, de l’énergie et, dans une moindre mesure, des produits manufacturés et de l’alimentation".
Les prix de l'énergie ont augmenté de 3,1% sur un an en novembre
Les prix de l'énergie auraient en effet augmenté de 3,1% sur un an en novembre, contre une hausse de 5,2% en octobre, selon ces données provisoires. Selon cette première estimation de l'Insee, les prix des services ont augmenté de 2,7% sur un an en novembre (contre +3,2% en octobre) et ceux des produits manufacturés ont grimpé de 1,9% (contre +2,2%).
Côté alimentation, la hausse globale des prix a légèrement ralenti à +7,6% sur un an en novembre, contre +7,8% en octobre sur un an.
La consommation énergétique et alimentaire en forte baisse
Sur un an, les dépenses de consommation en biens ont diminué de 1,3 % et de 0,5 % sur le trimestre. Celles des biens manufacturés accusent une chute de 1,8 % sur l’année. Sans commune mesure toutefois avec la consommation énergétique en forte baisse. -2,5 % en septembre. Un repli qui s’explique essentiellement par le recul de la consommation d’électricité et de gaz, probablement en lien avec les conditions météorologiques clémentes du mois d’octobre, estime l’Insee.
Après avoir subi une hausse de 1,2 % en septembre, les achats alimentaires enregistrent un repli d’1,5 % en octobre. Les boissons, les produits agricoles, le riz et la farine, ainsi que les poissons transformés, font partie des denrées les plus impactées par ce recul de la consommation. Vestiges peut-être des nouveaux réflexes adoptés par les Français pour s’adapter à la hausse des prix, qui avoisinait les 13 % sur un an en septembre dernier.
Les voitures neuves ont la cote
La consommation de biens fabriqués connaît "un léger rebond" (+ 0,4 %, après -0,4 % en septembre), et celle des biens durables rebondit plus nettement (+ 0,5 % après -0,4 % en septembre). Les achats de voitures neuves sont notamment en nette hausse.
Les dépenses en habillement textile sont en hausse de 0,5 % en octobre. Mais les achats de chaussures et cuir se replient. Enfin les achats dans la catégorie "autres biens fabriqués" sont quasiment stables (+ 0,1 % après -0,2 %).
