Maxime Gonalons, après le nul du Clermont Foot à Montpellier (1-1) : "On a trop subi en seconde période"
Verre à moitié plein ou verre à moitié vide après ce partage des points ?
Les deux (sourire). C’est un peu dommage dans le sens où on mène pendant l’essentiel de la partie. Prendre un but à la 85e, ça fait un peu mal mais en même temps, sur l’ensemble de la partie, Montpellier nous a quand même bien secoués. On va dire que c’est un nul plutôt équitable même si…
Car en l’emportant, vous auriez recollé au classement…
Oui, mais on n’est pas très loin. Un point à l’extérieur, et plus encore si l’on se réfère à ce qui s’était passé lors du premier match, c’est toujours positif. Oui, il y a de la déception, mais on n’a pas fait que de bonnes choses, notamment en seconde période.
« J’ai écouté mon père »Là, vous avez beaucoup reculé…
On a surtout beaucoup subi ! C’était déjà le cas lors du premier acte en octobre mais pas dans les mêmes proportions. Là, on n’arrivait pas à se faire quatre ou cinq passes de suite… Ce n’est pas dans nos habitudes.
Comment l’expliquer ?
Sans doute par la peur de garder ce résultat même si Montpellier a aussi poussé. Mais on doit faire preuve de davantage de maîtrise, être capables de mieux se déplacer. Si on veut prendre plus de points, il faudra faire plus.
On va quand même évoquer votre frappe et ce but. Qu’est-ce qui vous est passé par la tête ?
(Il rigole). Ben, en fait, pas grand-chose, car au départ, j’étais plutôt dans l’idée de servir Cheik (Konaté, Ndlr). Et comme j’avance et que je ne vois personne devant moi, j’ai alors pensé à ce que me dit mon père de tenter plus. Car moi, j’ai plus l’habitude de faire des passes. Et voilà !
Moralité, il faut toujours écouter son papa ?
Faut toujours écouter les anciens, ils ont souvent raison. Elle est bien partie. Ça fait aussi plaisir de marquer de temps en temps. Pour marquer, il faut tenter.
Propos recueillis par Valéry Lefort
