Electrik Gem va réchauffer l’hiver
Créé il y a un peu plus de dix ans à l’occasion d’une carte blanche du festival Strasbourg Méditerranée, l’Electrik Gem, avec à sa tête Grégory Dargent, qui est à la fois musicien, guitariste, joueur de oud, compositeur et photographe, est un orchestre de 15 musiciennes et musiciens, amis de longue date et acteurs de la scène musicale strasbourgeoise.
Des instruments rarement associésAinsi, sa musique à l’origine était une tentative de réunir en explorant les langues (arabe, turque, bulgare, grec, italien), les styles musicaux (improvisation ottomane, bulgare, arabe, jazz modal, musiques amplifiées), les rythmes et, de fait, l’organologie de ces musiques.
L’orchestre réunit donc de nombreux instruments ne jouant habituellement pas ensemble (oud, gadulka, tahru, violon, percussions digitales, batterie, basse électrique, guitare électrique, trombone, clarinette basse et chœur de femmes). Il a abouti à un son cohérent et puissant. Il mêle compositions personnelles, emprunts aux répertoires traditionnels totalement réarrangés, improvisations, avec pour ligne de mire une expression très urbaine de ces musiques, électrique et massive.
Le nouveau répertoire d’Electrik Gem est autour des textes poétiques. Le chœur à trois voix féminines prend donc une place plus prépondérante dans l’écriture de l’ensemble, même si l’aspect instrumental se doit de répondre absolument au chœur. Les écritures bourdonnantes balkaniques et italiennes à deux voix, les arrangements bulgares, ou les unissons du monde arabe, ces langages sont largement exploités tout comme les incursions vers des formes plus contemporaines d’expressions vocales.
Pratique. Scène nationale d’Aubusson, samedi 2 décembre, 20 h 30. Durée : 1 h 30.
Et aussi
Avec les classes Cham. Avec le soutien de l’enseignant au collège de Crocq Nicolas Renou, les élèves de 6e et 5e Cham et les quinze artistes de l’orchestre Electrik Gem se rencontrent et répètent depuis l’été dernier.
