Une haie pour la biodiversité
Depuis 2011, le brûlage des déchets verts est interdit (amende forfaitaire de 450 €) en raison des risques d’incendies, des émissions de particules toxiques et de gaz à effet de serre.
Pour économiser des allers-retours en déchetterie, le jardinier averti peut installer une haie sèche dans un endroit stratégique du jardin. Il ne s’agit pas d’une installation de stockage, mais bien de compostage des branches. La haie sèche fournira à sa base un terreau riche, permettant d’amender les zones de culture ou les massifs de fleurs.
À l’occasion d’une journée citoyenne, la commune, accompagnée du Sictom des Combrailles, a bâti une haie sèche pour sécuriser le site de la mare de Chomeil, en bord de route départementale.
Organisé par la municipalité et animé par le guide-composteur du Sictom, ce chantier avait pour ambition de remettre au goût du jour la pratique ancestrale et vertueuse de la haie sèche.
Briser les vents et créer un ombrageTechnique économique, durable et rapidement mise en œuvre, la haie sèche ou « haie de Benjes » (du nom de l’écologue allemand qui l’a popularisée) est un simple amas de branches encadré par des pieux.
Si elle ne nécessite aucun savoir-faire particulier, elle offre de nombreux avantages. Sitôt mise en place, cette clôture sera difficilement franchissable par la plupart des grands mammifères à deux ou quatre pattes, surtout si elle contient des essences épineuses.
Protégeant des intempéries, elle permet de générer un microclimat favorable sur le terrain clôturé, en brisant les vents et en créant un ombrage.
Une biodiversité importante y trouvera rapidement refuge pour nidifier ou hiverner. Par sa présence, cette faune apportera, au fil du temps, les graines issues des végétaux environnants et fera de ce tas de branches le berceau d’une future haie champêtre variée et spontanée.
