Au Cada de Saint-Beauzire, les projets vont pouvoir continuer avec les bénévoles de La loco
La Loco intervient déjà depuis plusieurs années au sein du Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) de Saint-Beauzire. Cours de français, sport, interventions auprès d’écoliers… Les bénévoles et salariés de l’association ont à cœur de "soutenir la rencontre entre les habitants et les demandeurs d’asile", explique Didier Luce, le trésorier.
Jusqu’au lundi 25 septembre, la Loco était soutenue par la Fondation Léo-Lagrange. Ce jour-là, dans les locaux du Cada, un partenariat officiel a été signé en présence de Yann Ettori, le directeur. Une signature qui veut dire beaucoup pour tout le monde. "La Fédération œuvre pour l’hébergement, les moyens humains et la logistique."
Vers un élan de solidarité ?Les nombreux projets de la Loco vont pouvoir continuer. Notamment ceux qui permettent à la population de "s’impliquer dans l’accueil", mais aussi avec cette vocation de "lutter contre les préjugés". Car des critiques, il y en a eu dès le départ et l’annonce de l’installation d’un centre en 2015.
Ce temps est révolu et les bénévoles de l’association, comme les salariés de Léo-Lagrange et du Cada espèrent que de nouveaux volontaires vont se manifester. L’occasion de rappeler que lors de son discours à Marseille, vendredi 22 septembre, le pape François a fait de l’accueil des migrants et du sauvetage des embarcations en péril le marqueur du respect des valeurs de civilisation dont se réclame l’Europe. "Peut-être qu’on va avoir un élan", glisse Didier Luce.
Voilà pourquoi la Loco s’appelle comme cela :
"Parce qu’on est un peu loco, fous, comme on dit en espagnol ; mais on est aussi une loco, une locomotive qui donne l’impulsion."
Cocon pour les femmesÀ titre d’exemple, Anne-Léna, coordinatrice au sein de l’association mène, avec Sabrina Vey, intervenante sociale du Cada, et Daminenne, bénévole, un atelier couture. "Une fois par semaine, les femmes se retrouvent dans un lieu dédié que nous avons aménagé toutes ensemble. On veut qu’elles se sentent bien, que ce soit comme un cocon pour elles."
Le centre de loisirs Léo-Lagrange, en partenariat avec le Cada, organise, de son côté, des rencontres entre les enfants et les demandeurs d’asile. "On les met devant la réalité en expliquant, par exemple, les pays qu’ils ont traversés pour arriver ici." Des moments précieux pour tout le monde.
Maryne Le Goff
