Tulle : un poulailler participatif a vu le jour
C’est désormais officiel : le service Environnement de la mairie a lancé son poulailler participatif. L’idée de ce projet est née en 2020, au début du mandat. Néanmoins, l’année suivante, la grippe aviaire s’est invitée et a constitué un obstacle majeur dans la mise en place du poulailler. L’aménagement de l’espace a eu lieu à l’automne dernier, et les poules sont arrivées juste avant l’été. L’enclos grand de 500 mètres carrés accueille actuellement 8 poules : 6 ont été achetées et 2 sont des poules de réforme qui étaient destinées à l’abattoir.
FonctionnementActuellement, sept bénévoles âgés de 20 à 75 ans, sont mobilisés pour entretenir le poulailler. Bien organisé, chaque volontaire passe deux fois dans la journée, le matin et le soir et ce, une fois par semaine. Leurs missions ? Faire rentrer ou sortir les poules, leur donner à manger et à boire ou encore nettoyer l’enclos.
Les bénévoles se partagent les œufs pondus par les poules. En ce moment, une trentaine d’œufs sont ramassés chaque semaine.Pour nourrir les animaux, les volontaires amènent leurs propres déchets organiques.
Des enjeux multiplesSelon Stéphanie Perrier, adjointe en charge de l’Environnement et des espaces verts à la mairie de Tulle, les objectifs de ce projet sont multiples. « Ce poulailler participatif a une fonction d’exemplarité. Le but est de montrer aux habitants de la ville que cela n’est pas si compliqué de s’occuper de poules. » Il est aussi question de gestion des déchets. « Cela permet aux volontaires de diminuer leur quantité de biodéchets. D’ailleurs, une poule permet d’éliminer 150 kilos de déchets organiques par an. En outre, le projet sert à redonner une fonction à cette partie du parc qui était inoccupée jusqu’à présent. »
Victor, bénévole présent depuis la genèse du projet, amène régulièrement ses trois enfants pour s’occuper du poulailler. Pour lui, leur montrer l’exemple dès le plus jeune âge est primordial. « Je trouve que c’est important de leur montrer dès maintenant qu’il faut participer à la vie citoyenne, confie-t-il. On participe d’ailleurs à la plupart des projets de la mairie : si les autorités lancent des projets, les habitants doivent répondre présent. » Il ajoute que participer à ce projet aide à rendre la ville plus saine : « Protéger la qualité de vie dans une ville, c’est d’abord protéger la nature et les espaces verts », ajoute-t-il.
« Faire preuve de bon sens »Cependant, lors de l’aménagement de l’espace, la mairie a dû faire face à des dégradations à plusieurs reprises. Entre autres, le poulailler a été vandalisé, la clôture a été abîmée et la porte a été forcée. Pour faire face à ces incivilités, pas de solution miracle. « Il faut savoir faire preuve de bon sens, explique Stéphanie Perrier. Ce poulailler, ce n’est pas juste pour la ville, c’est aussi un projet qui est fait pour les habitants. »
L’autre menace qui pèse sur le poulailler est la potentielle infiltration d’autres animaux dans l’enclos. La principale sécurité est alors de faire rentrer les poules dans le poulailler pour la nuit. Certains animaux comme les renards sont également susceptibles de creuser en dessous du grillage. Pour cela, les bénévoles, passant deux fois par jour, sont là pour détecter le moindre début de trou autour de l’enclos afin d’éviter tout problème. Stéphanie Perrier ajoute qu’il est important que les promeneurs gardent leur chien en laisse, car ils peuvent facilement attaquer les poules.
Samuel Purdy
