François Boisset élu à la vice-présidence du Pays gentiane pour remplacer l'éternel absent Gilles Leyendecker
Le feuilleton Gilles Leyendecker est soldé. L'élu riomois, conseiller municipal de la majorité, inscrit sur la liste de François Boisset, n’est plus vice-président en charge de l’économie à la communauté de communes du Pays gentiane.
L’ancien directeur de la clinique du souffle avait pris cette place en 2020, au sortir des élections municipales. Si une vice-présidence est dévolue à la commune centre et qu’il est habituel que ce soit le maire qui l’occupe, « on avait choisi de présenter Gilles Leyendecker, peut-être à tort, résume François Boisset devant les élus. Il avait sûrement toutes les compétences, mais malheureusement il ne nous avait pas dit ses disponibilités… »
La basculeCar très rapidement, il est apparu que Gilles Leyendecker était absent aux conseils communautaires : il travaille en Normandie. Son cas a créé d’étonnants rapprochements : celui qui avait été élu sur la liste de François Boisset a été un temps défendu par la présidente Valérie Cabécas, au point de lui donner son pouvoir.
L’édile de Riom se retrouvait ainsi plus proche de… son opposition municipale, qui réclamait que Gilles Leyendecker quitte la vice-présidence. Il fallait pour cela qu’il démissionne du conseil muncipal de Riom-ès-Montagnes, ce qu’il ne faisait pas. La bascule s’est faite au début de l’été, Valérie Cabécas s’impatientant également.
19 voix pour Boisset, 13 pour FerrariEn ce conseil communautaire de rentrée, il fallait donc choisir : soit passer de six à cinq vice-présidents, soit le remplacer numériquement. C’est la deuxième option qui a été prise, et deux candidatures se sont élevées : François Boisset d’un côté, et son opposant à Riom, Jean-Luc Ferrari de l’autre.
« Je me présente, je suis le maire et j’ai la légitimité pour le faire, et j’ai l’intention de travailler pour aider cette commune », a indiqué le premier. Le second a présenté sa carrière de gestionnaire de patrimoine, vantant sa connaissance du tissu économique. Surtout : « Je ne suis ni maire ni adjoint. J’aurais 100 % de mon temps à vous consacrer. »
À l’issue d’un vote à bulletin secret, François Boisset a été élu avec 19 voix, contre 13 pour Jean-Luc Ferrari, deux blancs et un vote à… Louis Toty, absent au conseil, et pas candidat.
Pierre Chambaud
