Coupe de France : face à Chamalières (N2), Ceyrat (R2) "va jouer le coup à fond"
Comme le dit l’entraîneur de l’Espérance de Ceyrat, Mickael Pays, "ce match contre Chamalières sera une vraie fête pour tout le club". Un derby, aussi, qui se jouera d’ailleurs… sur le seul terrain de la commune, le stade Olivier-Vernadal (*).
"C’est une surface que Chamalières connaît, ils l’ont aussi. Ils ne seront pas perturbés. En plus, leur coach connaît pas mal de nos gars. Il n’y aura donc aucun effet de surprise", ajoute encore celui qui étrenne là sa troisième saison à la tête des seniors de Ceyrat.
Un terrain pour 420 licenciésUn coach qui, comme tout le monde sur place, doit composer avec une singularité. Car si Ceyrat compte 420 licenciés, il n’a qu’un terrain?! "C’est très compliqué, confirme le président Alain Berthier. On a 23 équipes et assurer les créneaux d’entraînements et de matchs, croyez-moi, c’est dur."
Ceyrat, c’est notamment 250 jeunes, du baby foot (4 ans) jusqu’aux U19. Pour Mickael Pays, qui prépare ce match de gala, "le groupe senior a deux créneaux d’entraînement avec trois équipes. Parfois, il m’arrive d’avoir 50 mecs présents pour une séance. Il nous faudrait au moins un terrain de plus."
Côté municipalité, on ne nie pas l’engorgement. L’adjoint aux sports, Éric Egli, ancien dirigeant de l’Espérance, connaît le sujet par cœur. "Oui, un seul terrain, c’est un vrai problème. Mais la configuration de la commune n’aide pas… On a pensé à mettre les petits sur l’intérieur de la piste d’athlé mais ce club grandit aussi. Ce n’est pas évident."
L’entente vers le haut avec Saint-Genés-Champanelle, qui a aussi gagné des habitants et donc des licenciés, n’existe plus. Beaumont, plus bas, est aussi confronté à ses propres problèmes. "La commune a aussi vu ses frais fixes exploser, plaide l’élu. Mais on a refait l’éclairage en début de mandat."
Sera-ce suffisant pour maintenir l’Espérance de Ceyrat en pleine lumière sur le long terme ? Mickael Pays veut y croire pour ce samedi soir :
"On va jouer le coup à fond. On reste sur la dynamique de la saison passée (montée en R2, NDLR). On a quelques arguments dans le jeu, notamment la vitesse."
Même à l’étroit, Ceyrat cherchera à forcer le passage pour ce qui serait un vrai exploit.
(*) Du nom d’un homme originaire de la commune qui fut assassiné lors des attentats du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2015.
Valéry Lefort
Ceyrat. Pires, Thiaudière (g) ; P. Vuillemin, Faria, Bonnet-Albepart, Mathé, Tamizier, Mercier, Ruivard, Guérin, Blanc, C. Vuillemin, Att, Berot, Bourachot, Pays, Gannoun. Ent : M. Pays.
Chamalières. Odin, Chiotti, Kapela, Sery, Bouvier, Grich, Nsilu, Rance, Dibane, Kouhon, Belal, Schacherer, Mrdenovic, Gery, Barras. Ent : K. Pradier.
