Nous avons suivi ces petits Puydômois qui expérimentent la crèche en plein air
La nature est un lieu d’apprentissage extraordinaire pour les enfants de moins de trois ans. C’est pour cette raison que la crèche de Pont-de-Celles (et aussi la Dorlotte à Thiers) propose depuis 2020 le dispositif crèche en plein air. Une fois par mois, un petit groupe de six enfants se retrouve au belvédère du Calvaire à Saint-Rémy-sur-Durolle pour une journée hors les murs.
La forêt, terre d’apprentissagePour les deux accompagnatrices, ce dispositif n’a que des bénéfices. En premier lieu, ils peuvent travailler la motricité dans un milieu peu habituel. "Les enfants sont plus autonomes. Ils tombent, ils se relèvent tout de suite et se remettent à courir. Alors qu’à la crèche, on aurait eu des pleurs", s’amuse Sophie Cottin, la directrice.Cette journée permet aussi de travailler des notions de vocabulaire. Il suffit de voir ces petits aventuriers d’un jour gambader et ramasser tout ce qui leur tombe sous la main pour s’en convaincre.
"Quand ils ramassent une pomme de pin ou un marron, ils peuvent appréhender l’objet, le toucher. C’est quand même mieux que de seulement le voir en photo."
Chaque élément ramassé sera ramené à la crèche pour faire des bacs sensoriels, afin que les enfants qui n’ont pas pu venir en profitent aussi. Les enfants assimilent aussi certains comportements.
"Ils apprennent aussi à gérer leurs émotions. Le fait d’être dans un environnement qu’ils connaissent moins peu générer du stress. Ils apprennent à l’appréhender petit à petit."
Les petits explorateurs font aussi montre de plus de créativité en extérieur. Les éléments ramassés sont toujours prétextes à inventer des jeux.
La sieste sous la tenteUne fois la balade terminée vient l’heure du repas, un pique-nique pris assis sur des rondins de bois placés en cercle. Puis vient le temps de lecture sous la tente, avant la sieste, suivie d’un goûter. "On leur laisse surtout le temps de s’émerveiller. On va vraiment à leur rythme, ce qu’ils ne prennent pas forcément le temps de faire avec leurs familles", conclut Sophie Cottin.
Thomas Loret
