Le président a tiré sa révérence
C ’est lors de l’assemblée générale que Laurent Naldo a quitté son poste de président du comité des fêtes de Clergoux, un quart de siècle après s’y être engagé, à l’âge de 18 ans.
Quels souvenirs gardez-vous de l’époque de votre entrée ? « Je suis entré au comité en 1996, comme membre du bureau, sous la présidence de Robert Vieillefond. À l’époque, nos moyens étaient modestes. À peine 1.500 € d’aujourd’hui. La salle des fêtes était en bois. La mode était aux radio-crochets, aux bals, sans oublier les buvettes. J’ai vu avec plaisir se construire l’Usine, notre salle des fêtes actuelle.
Comment l’association, que vous présidiez depuis 1998, a-t-elle évolué au fil des années ? « Peu à peu, les manifestations se sont organisées, étoffées. Le 15 août est devenu la date symbole des festivités de la commune. C’est à partir de 2003 et son spectacle de vachettes que la fête a pris vraiment son élan. Lotos, concours de belote, thés dansants ont fait leur apparition. Puis 2004 a été l’année du lancement des « sosies ». Le premier a été Claude François. Puis Dalida, Céline Dion, Piaf, Mike Brant, Sardou, Bruel, Renaud, Cabrel, Mylène Farmer, Sébastien, Tributes Abba et Goldman, Johnny et bien d’autres se sont succédé. Au fil des ans, d’autres attractions sont venues grossir ces animations : brocantes, défilés de mode, spectacles de Noël pour les enfants, intervillages…
Quels ont été, pour vous, les faits marquants de toutes ces années ? « Il y en a deux : le premier est le repas farcidures où il a fallu éplucher plus de 700 kg de pommes de terre à la main et je ne parle pas des kilos d’oignons. Vingt bénévoles ont travaillé des heures dans la bonne humeur et pour certains, avec la larme à l’œil. Le second est le pari qu’on s’était lancé lors de notre participation à 100 % Corrèze, à Sédières. On s’était mis au défi de faire 2.000 crêpes et de les vendre dans la journée. Un pari gagné. On était dans la démesure, un peu fous peut-être. »
Pourquoi avez-vous décidé de vous retirer ? « Pour plusieurs raisons. Quand on organise des festivités qui durent jusqu’à six jours, que l’on engage 40.000 € pour les spectacles, la restauration, la location de matériel, les assurances, il faut être sûr que le succès soit aux rendez-vous. L’une de mes principales angoisses était la météo. Un orage survient et tout est compromis. Les normes de sécurité se sont durcies. Les démarches administratives aussi.
De plus, le Covid a cassé le rythme, le dynamisme de l’équipe. Certains anciens sont partis et peu de jeunes ont pris le relais. Et puis être bénévole revient cher maintenant. Faire des centaines de kilomètres juste pour coller des affiches a un coût. Les personnes ne peuvent plus s’investir comme avant. Mais je pars serein, heureux du travail accompli. D’autres personnes, je l’espère, prendront le relais et je leur souhaite la même réussite.
avenir
Comité des fêtes. A ce jour, tout le bureau du comité a démissionné et sa dissolution est en cours de réalisation. Les fonds restant ont été déposés en mairie afin qu’ils puissent profiter à une nouvelle équipe.
