Paloma conjugue au pluriElles pour la première de son spectacle vendredi 15 septembre à Clermont-Ferrand
"Il y a de l’envie, bien sûr, de l’excitation, de l’impatience, mais également une part de peur ". Il y a quelque chose de l’ordre du saut dans le vide. Hugo Bardin, aka Paloma (qui a remporté la première édition de l’émission Drag Race), présentera vendredi et samedi à la Comédie des Volcans, la première de son spectacle Paloma au pluriElles. A la maison - Hugo est originaire de Clermont -, pour démarrer.
"Nous avons déjà beaucoup répété à Paris, là nous faisons les calages, nous prenons le temps. Ça fait du bien de sortir du rythme de la capitale... "
Premier spectacle. "Avec Paloma, oui. Sinon c’est ma douzième mise en scène. Mais la première en solo. Un exercice particulier. Oui. Je n’étais pas sûr de moi lorsque j’ai pris la décision de le faire (...). Et en fait j’adore ça ! J’ai beaucoup de plaisir à être solo sur scène, ça en dit long sur mon narcissisme (rires) mais je trouve assez grisant de me dire que s’il y a un problème je dois le gérer. Oui, c’est un saut dans le vide. C’est un peu vertigineux, et je n’ai pas encore rencontré le public, donc on va vraiment voir..."
Spectacle a priori complet mais il restera peut-être quelques places comme parfois, ce vendredi 15 septembre à 20 h 30 et samedi 16 à 21 heures du côté de la Comédie des Volcans, à Clermont. Tentez votre chance...
On verra, ce vendredi 15 septembre pour PluriElles. L’idée c’est quoi ? PluriElles c’est toi, c’est il, elle, elles ? "C’est tout ça. Je me cache un peu derrière le Paloma au pluriElles, en réalité c’est quand même beaucoup Hugo. Mais c’est Paloma que les gens veulent voir (...) C’est toutes ces lubies de personnages que j’ai depuis longtemps, et encore, je me suis bridé car le spectacle fait 1 h 15. Ce sont des figures féminines, des femmes que j’ai rencontrées, d’autres que j’ai plus ou moins fantasmées."
Pourquoi ces personnages ? "Parce que toutes ces femmes sont sûres d’elles, ont beaucoup de caractère. Ce ne sont pas des victimes où alors elles le sont mais ne s’en rendent pas compte et ont quand même une forme de force géniale. Elles sont également toutes névrosées ! Mais c’est bien plus intéressant que les gens qui vont bien (sourires) lorsque l’on veut faire un spectacle. On pourrait penser qu’il s’agit de caricatures mais pas tant que ça car je vais chercher la faille, le moment de vie un peu particulier et j’essaie de sortir des clichés que l’on connaît lorsque des hommes jouent des femmes. C’est-à-dire jouent une enveloppe un peu grossière."
De jeu et d’écriture. "Ce qui m’intéresse le plus c’est le dialogue, le texte, l’écriture, oui. Comment parle cette femme. Quel est son univers. Mes références sont Valérie Lemercier et Alex Lutz, des gens qui ne font pas du stand-up ou uniquement du one-man-/one woman; moi c’est du théâtre. Il y a un vrai travail de jeu, de comédien. Tout est marrant mais je ne cherche pas la vanne. Le public qui vient voir un Drag show, qui vient me voir parce qu’il m’a vu à la télé, l’air de rien, je l’emmène au théâtre. Et je me dis est-ce que c’est l’occasion de monter autre chose... "
Julien Dodon
